Saint Ysarn et les moines du X° siècle

Epoque bénédictine

Il faut l’extension de la règle bénédictine aux moines de Saint-Victor au dernier tiers du X ème siècle pour voir la restauration de l’antique abbaye à laquelle les grands abbés saint Wilfred d’abord et saint Ysarn surtout, donnèrent un éclat nouveau. Celui-ci bâtit l’église supérieure au-dessus de l’antique Martyrium et de ses dépendances qui deviennent alors une crypte. Cette église est consacrée en 1040, par Benoît IX, dit-on. De ces constructions, il reste certains murs et surtout la tour, dite tour d’Ysarn avec l’admirable atrium queue surmonte et où les arcs qui supportent l’édifice n’ont pas de clef de voûte.

Des pèlerins cependant venaient vers la tombe des martyrs, des graffiti l’attestent, parmi lesquels cette invocation « ORATE P NOBIS 0 STI DEI » (priez pour nous, saints de Dieu).

Les moines constructeurs reçoivent des matériaux des carrières de la Couronne qui fournissent une belle pierre rose, mais ils utilisent aussi le sol de la vieille carrière locale qu’ils approfondissent en sauvegardant cependant l’antique memorial cette chapelle de la Confession se trouve ainsi sur un socle rocheux de 2 mètres environ, entourée d’un sol fait de déblais.
Il ne reste donc rien de l’abside primitive, pas même les fondations.

Saint Ysarn meurt en 1047, il est enseveli dans les cryptes. Son tombeau est orné d’une épitaphe d’admirable facture.

4 - Dalle funéraire d’Isarn

C’est peut-être de cette époque, où commence à se développer le culte de saint Lazare avec celui de sa sœur sainte Marie-Madeleine, que date l’étonnante sculpture, buste d’évêque ou d’abbé (?), qui domine une colonnette de la petites crypte.

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