Propositions de carême - CAREME 2017

Pour un chemin de conversion
« Mes frères, nous commençons aujourd’hui le grand voyage du Carême. Emportons donc dans notre navire toute notre provision de nourriture et de boisson, en plaçant sur la caisse la miséricorde abondante dont nous aurons besoin. Car notre jeûne a faim, notre jeûne a soif ! S’il ne se nourrit pas de bonté, s’il ne se désaltère pas de miséricorde. Notre jeûne a froid, notre jeûne défaille, si la toison de l’aumône ne le couvre pas, si le vêtement de la compassion ne l’enveloppe pas.
Frères, ce que le printemps est pour les terres, la miséricorde l’est pour le jeûne : le vent doux printanier fait fleurir tous les bourgeons des plaines ; la miséricorde du jeûne fait pousser toutes nos semences jusqu’à la floraison, leur fait porter fruit jusqu’à la récolte céleste. Ce que l’huile est pour la lampe, la bonté l’est pour le jeûne. Comme la matière grasse de l’huile allume la lumière de la lampe et, avec une aussi faible nourriture, la fait luire pour le réconfort de toute une nuit, ainsi la bonté fait resplendir le jeûne : il jette des rayons jusqu’à atteindre le plein éclat de la continence. Ce que le soleil est au jour, l’aumône l’est pour le jeûne : la splendeur du soleil accroît l’éclat du jour, dissipe l’obscurité des nuées ; l’aumône accompagnant le jeûne en sanctifie la sainteté et, grâce à la lumière de la bonté, chasse de nos désirs tout ce qui pourrait être mortifère. Bref, ce que le corps est pour l’âme, la générosité en tient lieu pour le jeûne. Quand l’âme se retire du corps, elle lui apporte la mort ; si la générosité s’éloigne du jeûne, c’est sa mort. »
Saint Pierre Chrysologue Sermon 8 (trad. Matthieu commenté, DDB, 1985)

Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux :
1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie
2. Cherche dans l’Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre, un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres, ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage.
La surabondance demande à être partagée.
4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
5. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
6. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.
7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
8. ’Par-donner’ est le superlatif de donner.
9. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.....
Cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles

• PRIER :

La prière n’est pas un accessoire, une « option », mais une question de vie ou de mort ... Seul, en effet, celui qui prie, c’est-à-dire celui qui s’abandonne à Dieu avec un amour filial peut entrer dans la Vie éternelle, qui est Dieu lui-même.
Benoît XVI, Angélus du 4 mars 2007
Temps de prières proposés pour ce Carême :
Le jeudi de 17h15 à 18h15 : Adoration du Très Saint Sacrement et confession
Le vendredi de 12h à 13h : Adoration du Très Saint Sacrement
Chapelet : 17h50 lundi, mardi, mercredi, vendredi.
Mardi 28 Mars après de 18h30 : Enseignement et méditation sur la Passion selon Saint Jean par le Père Gérard

• JEÛNER :

« Parmi les pratiques pénitentielles que nous propose l’Église, surtout en ce temps de Carême, il y a le jeûne. Il comporte une sobriété spéciale dans la prise de nourriture, étant saufs les besoins de notre organisme. Il s’agit d’une forme traditionnelle de pénitence qui n’a rien perdu de sa signi-fication, et que l’on doit même peut-être redécouvrir, surtout en cette partie du monde et dans ces milieux où non seulement la nourriture abonde mais où l’on rencontre parfois des maladies dues à la suralimentation.
À l’évidence, le jeûne pénitentiel est très différent des régimes alimentaires thérapeutiques. Mais, à sa manière, on peut y voir comme une thérapie de l’âme. En effet, pratiqué en signe de conversion, il facilite l’effort intérieur pour se mettre à l’écoute de Dieu. Jeûner, c’est réaffirmer à soi-même ce que Jésus répliqua à Satan qui le tentait au terme de quarante jours de jeûne au désert :

« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »

(Mt 4,4). Aujourd’hui, spécialement dans les sociétés de bien-être, on comprend difficilement le sens de cette parole évangélique. La société de consommation, au lieu d’apaiser nos besoins, en crée toujours de nouveaux, engendrant même un activisme démesuré. Entre autres significations, le jeûne pénitentiel a précisément pour but de nous aider à retrouver l’intériorité.
L’effort de modération dans la nourriture s’étend aussi à d’autres choses qui ne sont pas nécessaires, et apporte un grand soutien à la vie de l’esprit. Sobriété, recueillement et prière vont de pair. On peut faire une application opportune de ce principe en ce qui concerne l’usage des moyens de communica-tion de masse. Ils ont une utilité indiscutable mais ils ne doivent pas devenir les « maîtres » de notre vie. Dans combien de familles le téléviseur semble remplacer, plutôt que faciliter, le dialogue entre les personnes ! Un certain « jeûne » dans ce domaine aussi peut être salutaire, soit pour consacrer davantage de temps à la réflexion et à la prière, soit pour cultiver les rapports humains. »
St Jean Paul II Angélus du 10 mars 1996

Invitation à (dé) jeûner : Le vendredi de 12h à 13h pour se nourrir de la contemplation du Seigneur devenu pain pour nous. Invitation à une soirée « Bol de Riz » vendredi 10 mars à 19h30 au presbytère, au cours de laquelle le Père Xavier MANZANO nous fera méditer sur une autre nourriture : l’Eucharistie

Au cours de ces deux invitations nous pourront offrir le prix de notre repas en faisant une offrande pour les plus pauvres.

• PARTAGER :

Haïti a connu en 2010 un tremblement de terre abominable, détruisant une bonne partie de l’île et causant des milliers de morts. Depuis lors, en novembre 2016, il y a eu les inondations de Cap Haïtien et en octobre 2016, l’ouragan Matthew. Les médias émus dans un premier temps devant cette immense détresse, sont passés depuis à autre chose. Là-bas, pourtant, tout est loin d’être encore réglé. Haïti, malgré sa pauvreté, a partagé un prêtre et deux séminaristes pour le diocèse de Marseille, dont Carlsendro CHERRY pour la paroisse Saint Victor. Nous avons donc décidé de soutenir l’action des Pères de St Jacques pour la reconstruction d’Haïti .
■ par courrier à cette adresse : Société des Prêtres de Saint-Jacques, BP 40319 - 29403 LANDIVISIAU. Merci de préciser au dos du chèque la destination de votre don « Ouragan ». ou bien en remettant votre don à la paroisse St Victor qui le leur fera parvenir.

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