Père Yves Dimanche de Pâques 5 avril 2015 à 9h

Christ est ressuscité. Alléluia chers frères et sœurs, le message de la résurrection est unique dans son genre et en ce qu’il a provoqué dans le genre humain. En ce jour, les chrétiens ont conscience de célébrer un événement fondamental de leur vie. Chacun et chacune de vous ici présent pourra le dire. Paul, l’apôtre des nations le disait très clairement : « si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi ». Oui c’est bien cela ! Que serions-nous sans la résurrection.
Si le dimanche est le jour de la résurrection, il n’est pas seulement le souvenir d’un passé. De quelque chose que Dieu aurait accomplis en faveur de son fils après tant de souffrance en ses derniers jours terrestres. Non et non. Vivre le dimanche, c’est être dans l’actualité dans un acte liturgique de quelque chose qui a poussé les disciples à accepter les risques, d’aller car il faut sortir. Aller car on ne peut plus se contenter de dire qu’il est vivant. Et donc il faut le vivre ; laisser sa vie devenir l’expression de la résurrection.
Pour comprendre l’enjeu de la résurrection dans notre vie, faudrait-il savoir sur quoi se fond-elle ?
Le premier point qui nous vient à l’esprit. C’est qu’autour des grandes figures, les sociétés humaines de l’époque antique aimaient construire des mythes. Ainsi par finir, les mythes ne disent pas l’origine, les provenances des grand hommes mais expliquent tout simplement leur rôles transformateurs sur le devenir de la société qui les façonnent. Jésus n’entre pas dans cette logique mythique. Indépendamment des écrits sacrés qui parlent de Jésus, le grand historien Joseph Flavius atteste l’existence de Jésus, son procès sous un certain Ponce Pilate. Jésus est donc un homme comme vous et moi. A la seule différence d’être le Fils de Dieu, il est le fruit des entrailles de Marie, vivant dans le foyer de Marie avec Joseph.
Que pouvons-nous donc conclure de ce point ? Tout d’abord, la création est une œuvre parfaite de Dieu. Il n’y a pas d’inachevé en Dieu. Cette création touche à l’histoire du devenir des hommes et des femmes que nous sommes. C’est avec cette matière que Dieu nous révélera l’inouï mystère de sa vie. De ce fait, il est incontestablement vrai que Dieu ait voulu la vie des êtres humains, de même qu’il n’en demeure pas moins que dans la résurrection cette vie soit marquée définitivement par l’amour de Dieu de telle sorte que les effets limites du temps ne puissent pas en emporter.
Méditer le rapport entre faire mémoire de cette action de Dieu en Jésus et notre propre histoire c’est la première mission qui se dégage de ce mystère. De là chacun pourrait se demande si la résurrection est pour lui une nécessité ou une contingence. Mais disons-nous que l’identité du chrétien ne se constitue qu’à partir du ce faire mémoire. D’où il nous faut absolument faire croiser les deux facteurs incontournables à savoir d’une part le projet de Dieu que rien ne peut ralentir, même la mort et de l’autre, le facteur histoire qui touche chaque être et le transcende, en tant que ce temps où se joue pour chacun l’entrée ou la non entrée dans le mystère de Dieu vivant. De ce fait, on ne peut dire Christ est ressuscité et se comporter comme si Dieu fait mentir le don de la vie en fils Jésus. Les témoins de la résurrection étaient mis sur des routes nouvelles. Ce qui tenait lieu hier pour eux comme source de peur ne l’est plus. Pierre parlera aux nations leurs disant ce « Jésus que vous avez mourir Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Il l’a élevé au dessus tout ». Et cela, Dieu agit en la personne de son fils contre personne. Mais pour que vous ayez la vie. Confusion pour l’auditoire en face d’une telle déclaration sans haine et ni vengeance- Que pouvons apprendre de ce point ? Le Christ qui a vaincu la mort et le péché. Tout ce qui tenait l’homme captif de lui-même et du mal est démantelé par le Christ. Vivons donc en hommes et femmes rendus libre par la résurrection du christ.
Deuxième point et dernier. La résurrection se fonde sur peu de chose. Le tombeau vide. La preuve de la résurrection n’est preuve que dans la foi. Les femmes on trouvé le tombeau vide. C’est un ange vêtu de blanc qui parlait aux disciples et leur communiquait le rendez vous de la nouvelle rencontre. Pierre arrive au tombeau, il y entre et découvre le linceul avec lequel Jésus a été attaché mis à part. Puis les disciples entendaient les propos des quelques femmes comme des discours du soir.
Où sont aujourd’hui les preuves de la résurrection du Christ dans notre vie et notre monde ? C’est évidement sur le peu de notre foi petite comme des graines de moutard que Dieu continuer à édifier le monde Qui dit résurrection dit un passage. Passage de Jésus vers son père, les passages nombreux dans nos vies. La résurrection de Jésus est à la fois un début et un terme. Début d’une vie qui récapitule tout dans le fils. Mais terme d’une autre vers laquelle tous les humains aspirent dans l’unique fils de Dieu. Nos vies sont pleines de ces passages. L’évangile nous raconte comment les disciples avaient à passer de l’in évidence à l’évidence. Du rappel des événements à faire mémoire actif pour eux-mêmes de la parole souvenue. Prennent naissance de petites catéchèses entant que mémoire vivante du « fait-Jésus -Christ est ressuscité ». Il est vraiment ressuscité alléluia. Concluons donc, en disant que l’Église est née de la résurrection. Tous les sacrements de salut dans lesquels l’église nous nourrie et nous communique la vie de Dieu viennent de cette même source. Déjà nous goutons à la vie divine alors que nous marchions encore sur la terre comme des pèlerins. Chaque jour le ressuscité d’entre les morts, vient nous rejoindre sur les diverses routes de nos vies. Il nous ouvre à travers sa parole au mystère de la vie que celle-ci porte. Demandons donc à lui Jésus le vivant que cette vie nouvelle des enfants de Dieu vienne transformer la nôtre et nous orienter vers la gloire de Dieu. Amen !
Yves Allangomi/ Pâque (matin) 2015 à saint Victor

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