Père Yves 5° Dimanche de Pâques 2015 2 mai 18h30 et 3 mai 9h

5ème dimanche de Pâque
messe du 18h30 et 09h

Chaque dimanche, Dieu nous convoque autour de sa parole. Cette parole, nous la prions et la méditons. Elle est toute différente des autres paroles que nous lèguent nos cultures et traditions. C’est la parole qui tisse des nouveaux liens entre des peuples et des cultures presque les uns opposés aux autres. Elle est au cœur de la vie chrétienne au point qu’il ne peut avoir de liturgie chrétienne sans une écoute religieuse de la parole. Dans l’épître aux heureux on souligne que cette parole c’est Dieu lui-même en son Fils Jésus. Après avoir jadis parlé par les prophètes, en ces jours qui sont les derniers Dieu parle par son Fils Jésus » (He 1,1) ; Puis Saint Jean dira « Le verbe s’est fait chair et il a établi sa demeure parmi nous, nous avons vu sa gloire ».
Dans la figure de Paul et Barnabé, le livre des actes nous apprennent que le parcours des disciples du Christ n’est jamais semblable à un cours d’eau tranquille. Paul le persécuteur est persécuté. En effet Paul sur la route de Damas a été terrassé par le Christ qui s’est révélé à lui en l’illuminant d’une aveuglante lumière. Paul qui agissait de sa propre initiative doit s’en remettre à un autre qui le lève. Il doit se laisser guider par la main des autres et se laisser enseigner sur ce qu’il aura à faire. Paul converti, nous apprend que la conversion est loin d’être un attachement aux acquis de sa culture mais laisser Dieu devenir le mettre de notre vie. C’est à cette condition que Paul ainsi que les autres apôtres pourront annoncer Jésus, vivre de lui avec assurance. La conversion de Paul a été aussi source de conversion pour la communauté chrétienne qui l’accueille. Conversion de Paul appelle la conversion de la communauté afin que le Christ soit annoncé sans ambages. Mais c’est aussi la conversion de nous tous et de chacun afin que les chemins du monde entier soient parcourus et inondés par la joie de l’évangile dont nous parle le Pape François. Nous découvrons avec Paul que c’est le Christ qui donne sens à sa vie. L’apôtre Jean dans sa deuxième lettre nous rappelle le type de relation qui doit exister entre le chrétien et Dieu. C’est une relation de cœur à cœur. Dans ce bref passage de Jean, il est question à quatre reprises de notre cœur. Le cœur n’est pas seulement nos sentiments. C’est notre intériorité, la source de notre comportement, la vérité de notre être au-delà des apparences. C’est là que Dieu nous voit et veut nous rejoindre. Pour Jean, le vrai jugement se passe dans notre cœur et si nous ne nous contentons pas que de paroles et de discours alors le cœur peut être en paix. Mais que cela peut bien signifier pour nous ? Un ministre mis en cause dans le génocide au pays des grands lacs, et traduit en justice affirme être responsable des faits mais pas coupable ». Ce n’est qu’un cas. Mais bien d’autres peuvent exister d’ailleurs. Pour Jean Dieu est plus grand que notre cœur du fait qu’il nous pardonne sans se lasser. Mais en retour Dieu voudrait bien que nous devenions expression de sa miséricorde les uns avec les autres. Cette miséricorde est source de joie, de sérénité et de paix. La miséricorde de Dieu est sa responsabilité en vers nous.( je cite ici le pape François dans le Bulle d’indiction Misericoriae Vultus n 2) Et la nôtre de vient la mission chrétienne que nous portons au nom de notre foi. La méditation de ce passage de Jean est une invitation à faire la vérité sur nous-mêmes et à nous mettre en toute confiance sous le regard de Dieu.
Dans l’évangile, Jean fait l’usage du vocabulaire demeuré. Ce terme revient plusieurs fois chez Jean. Du grec meno, demeurer suggère l’idée de séjourner durablement en un lieu, de s’attarder, de ne pas partir. On le traduit par ‘habiter’. Quand les disciples de JB rencontrent Jésus, ils lui demandaient « maître où demeures tu ? ». Jésus lui-même invite ses disciples à demeurer en lui comme lui est dans le père. C’est un état de confiance et de sérénité celui d’être dans le seigneur au delà de toutes les tribulations. Jésus est celui qui procure cet amour vrai et non falsifié. Un groupe des jeunes étudiants avec qui j’ai eu une rencontre le mercredi dernier à Lyon voulait savoir quelle est la nécessité d’être encore en église aujourd’hui au XXI siècle. Puis j ai constaté que presque ils ont des marques des téléphones puissantes. Alors j’ai pris l’image sarments pour leur expliquer le lien avec le Christ et son église. le vocabulaire même du « demeurer, branché, nous rappelle ceux du langage moderne.. Connecté ». L’image de la vigne que Jésus utilise peut susciter en nous une certaine crainte. : Qui sera jeté au feu et qui donnera du fruit. Si cette crainte est, ça sera oublier que Dieu est amour et que sn amour est sans limite. La seule limite pour Dieu c’est que nous restions attachés à lui « si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez et vous l’obtiendrez, ce qui fait la gloire de mon père c’est que vous donniez du fruit ainsi vous serez mes disciples. Dieu sait ce qui est mieux pour nous. Qu’il nous inspire des mots et attitudes justes pour les lui demander dans la confiance. Et s’il veut nous purifier des racines usées de notre existence, celle qui nous encombrent et ralentissent, que son esprit nous rend dociles à son œuvre de purification, que nos cœurs s’ouvrent a lui.

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