PAQUES 2015

PÂQUES 2015

La route de Jésus est la route de la vie.
Jésus accomplit la volonté du Père.
Jésus libère l’homme et manifeste la gloire de Dieu.
Jésus renouvelle la création et inaugure le Royaume.
La route de Jésus ne bute pas sur la pierre du tombeau. Elle la fait exploser.
La route de Jésus est route de résurrection, route de la vie vraie en présence du Père.

Pas besoin d’être parfait pour prendre cette route. Le fils prodigue l’a prise avant l’heure.

La pierre du tombeau est roulée.
La route de Jésus ne s’arrête pas là. Il précède ses amis en Galilée, au carrefour des nations, sur les routes du monde.
La route de notre humanité commence aux premières heures de la création. Cette création nous est donnée, Dieu s’en émerveille et nous la confie. Il a tissé notre cœur et notre chair à son image. Hélas bien loin de nous recevoir de lui comme un don de son amour, nous voulons nous saisir des êtres et des choses.
Cette route des hommes traverse bien des épreuves où un chemin s’ouvre comme à travers la mer pour le peuple de Dieu. Notre liberté s’affermit dans ces passages. Nous pouvons y reconnaître la présence d’un Dieu qui s’engage au cœur de notre histoire. Hélas aussi notre désir prend bien souvent le dessus ou encore succombe à l’idolâtrie.
Cette route d’homme connaît aussi l’aridité du quotidien où notre âme a soif de présence et d’amitié, a faim de vérité et de sens et peine à trouver le repos.
Cette route des hommes Jésus l’a parcourue.
Il a connu la fatigue et la faim comme il le confie à la samaritaine en lui demandant un verre d’eau. Mais aussi il a gouté une nourriture que les apôtres ne connaissaient pas encore : faire la volonté de Dieu.
Il a connu la peine de l’incompréhension, du mépris orgueilleux ou de la contradiction des hommes, paradoxalement des plus religieux qui auraient pu le mieux comprendre son appel et l’appel de Dieu. Mais il aussi exulté en contemplant les cœurs simples immédiatement accordés à la tendresse et à la miséricorde du Père.
Jésus ne perçoit les hommes que dans cette charité divine. Dans leur fragilité il discerne d’abord ce qui va pouvoir recevoir la grâce et manifester la gloire du Père. Les premiers mots de Jésus, son premier mouvement, ses gestes toujours apaisent, libèrent, relèvent pour donner à l’homme sa vérité et sa dignité. Il est fils. Elle est fille de Dieu. Ils ont du prix à ses yeux.
Qu’ils mettent donc leur paix, leur sécurité dans cette passion de Dieu pour eux. Qu’ont-ils à démontrer ? Qu’ont-ils à prouver ? Qu’ont-ils réellement qu’ils n’aient pas reçu de Dieu ? Qu’ils soient lucides ! Qu’ils considèrent les lis des champs ! Qu’ils cherchent d’abord le Royaume et tout leur sera donné de surcroit. Au plus fort de la tourmente Dieu est présent.
La route de Jésus est la route de la vie.
Jésus accomplit la volonté du Père.
Jésus libère l’homme et manifeste la gloire de Dieu.
Jésus renouvelle la création et inaugure le Royaume.
La route de Jésus ne bute pas sur la pierre du tombeau. Elle la fait exploser.
La route de Jésus est route de résurrection, route de la vie vraie en présence du Père.
Cette route est ouverte pour nous.
Nous célébrons la résurrection de Jésus et nous prenons la route du ressuscité, la route de notre propre résurrection. Il est lui le chemin la vérité et la vie.
Est-ce possible ? Pas besoin d’être parfait pour prendre cette route. Le fils prodigue l’a prise avant l’heure.
Il avait faim. Il a repris la route. Le sens de notre vie se perd, nous avons soif. Nous reprenons la route avec Jésus. Il et lui le chemin.
Nous sommes prisonniers de nous-mêmes, de nos égarements. Nous ne méritons plus d’être appelés fils ou fille de Dieu. Nous faisons la lumière avec Jésus. Il est lui, la vérité.
Nous entrons dans la gratuité de Dieu. De nous-même nous ne pouvons rien. Nous accueillons la volonté du Père. Lui nous relève, lui accueille le don de notre cœur. En Jésus ressuscité il fait resplendir la Vie

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