Les orgues

Les frères Eustache, au milieu du17e siècle.
Augustin ZEIGER en 1840.
François Mader en 1875.
Merklin en 1919.
A. Dunand en 1964 puis en 1973-1974.

Orgues de Saint-Victor, Marseille

JPEG - 57.8 ko

La tradition de l’orgue remonte loin dans l’antique abbatiale, puisqu’elle a abrité le premier orgue doté d’un positif de dos en Provence dû aux frères Eustache, au milieu du 17e siècle. On a également signalé le passage de Charles Royer, un grand nom de la facture d’orgue à la même période.
II semble que l’orgue dans son double buffet doré, alors situé dans le transept, ait été reconstruit au 18e s, avant de disparaître dans la tourmente révolutionnaire.

En 1840, lorsque l’église est rendue au culte, c’est Augustin ZEIGER, facteur d’origine alsacienne établi à Lyon qui construit un orgue sur trois claviers avec pédalier en tirasse. Cet orgue de « transition » entre l’époque classique et l’époque romantique est complètement transformé par François Mader en 1875, qui installe une console séparée, supprime le positif dorsal (transformé en orgue de chœur) et construit un récit expressif flanqué de jeux de pédale.

Cet orgue relevé par Merklin en 1919 est doté d’une nouvelle composition d’esprit classique en 1964 par A. Dunand, l’harmonisation étant confiée à P. Chéron.
Le mauvais état de la mécanique et des sommiers de Mader amène à envisager une reconstruction complète de l’instrument, le buffet néo-gothique de Zeiger mutilé au cours des âges trouvant une nouvelle décoration due au suisse D. Godel.

Cet instrument réalisé en 1973-74 par J. Dunand avec une harmonie de C. Marcel, grâce à l’opiniâtreté du Père Seinturier et des Amis de Saint-Victor, réutilise les jeux de Zeiger et certains de Mader, complétés par une tuyauterie neuve. La transmission est mécanique pour les notes, électrique pour les registres.

Le composition est la suivante,

les jeux de Zeiger sont marqués *, ceux de Mader **.

Positif :

Montre 8, Prestant 4**, Doublette 2, Plein-jeu 5r, Fl 8*, Quarte 2, Nasard, Tierce, Larigot, Cromorne, Trompette

Grand-orgue :

Montre 16*, Montre 8*, Prestant 4*, Doublette 2*, grande fourniture 2r*, petite fourniture 3r*, Cymbale 4r, Bourdon 8*, Flûte 4*, Nasard*, Tierce, grande tierce, Trompette**, Clairon*

Echo expressif :

Quintaton 16**, Principal 8, Bourdon 8, Gemshorn 4, Quarte 2, Sifflet 1, Cymbale 3r, Sesquialtera 2r, Musette 16, Hautbois 8, Voix humaine**

Chamade :

Cornet 5r*, Trompette 8, Clairon 4, Bombarde 16

Pédale :

Fl 16**, fl 8**, Principal 8, Principal 4, Quinte 5 1/3, grande fourn. 2r, petite fourn. 4-5r, Bombarde 16**, Trompette 8*, Clairon 4**

L’instrument est destiné aux maîtres classiques français et à Bach (dans l’esprit des instruments de l’Allemagne du Sud), mais peut sonner avec bonheur dans la littérature contemporaine (Messiaen, Alain).

Haut de page