Du XV° au XVIII°

Après le XVé siècle, il n’y eut plus de modifications importantes.

Après le XVé siècle, il n’y eut plus de modifications importantes.
Les apports principaux de cette époque furent :

  • la grande porte d’entrée du XVIIé siècle qui s’inscrit dans un arceau à plein cintre, indiquant une entrée du XIé siècle ;
  • la grande et belle sacristie construite au sud du chœur
  • dans les cryptes le beau bas-relief de l’autel de Saint-Blaise et Saint-Laurent qui est du XVé siècle ;
  • dans la chapelle ouest de la grande crypte à 1"autel de Saint Mauront un retable comportant trois statues malhabilement restaurées après les mutilations de l’époque révolutionnaire. Ce sont les statues de saint Mauront, de saint Maurice et de saint Elzéar ;
  • dans la petite crypte, la grotte primitive, sur l’autel dédié à sainte Marie-Madeleine, un bas-relief attribué à Pierre Puget, le grand sculpteur marseillais du XVIIé siècle et représentant Marie-Madeleine aux pieds du Christ en croix.
    Il reste encore de cette époque un admirable calice de la fin du XVé siècle, mais on ne sait s’il appartenait alors à Saint-Victor.

Vierge dans l’attente de l’enfantement

Nous pouvons admirer aussi dans l’église supérieure des crucifix du XVIIé siècle, et dans le transept nord un très beau tableau de la fin du XVIIIé siècle : il représente la Vierge Marie dans l’attente de l’enfantement ; le personnage central est à genoux de face, ce qui est un cas exceptionnel et sans doute unique. L’auteur en est inconnu, peut être Mignard d’Avignon ?

A la fin du XVé siècle, l’abbaye fut mise en commende, c’est-à-dire cédée par le pape au pouvoir royal qui nommait alors les bénéficiaires des revenus.
Elle fut enfin sécularisée au XVIIIé siècle.
Cette sécularisation décidée par le pape dès 1739 fut approuvée par le roi Louis XV en 175I. Celui-ci accorda aux chanoines le titre de comtes en 1774.

Les grandes orgues

Du XVIIé siècle datent les grandes orgues qui furent complétées par de nouveaux jeux au XVIII siècle. Actuellement placées au fond de l’église, elles étaient à l’origine sur une tribune dans le transept nord. En 1965, elles ont été restaurées et rétablies dans leur composition primitive.

L’institution du chapitre noble disparaît avec la Révolution. En 1792, l’église est desservie par des prêtres assermentés.
En 1794, l’abbaye est dépouillée de ses trésors,, les châsses d’or et d’argent sont portées à la monnaie ; beaucoup de reliques et autres richesses sont brûlées. Mais quelques unes des principales reliques sont sauvées par un prêtre et la statue de Notre-Dame de Confession par un officier municipal : après la tourmente, ces objets sont rendus à Saint-Victor. L’église est préservée de la démolition parce que pendant quelque temps elle sert de dépôt de fourrage et ses cryptes de prison pour des forçats.

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