Dimanche 8 décembre : 2° dimanche de l’Avent

La joie de Noël, la lumière qui déchire la nuit, jaillit de Dieu lui-même. C’est lui qui vient prendre notre chair. C’est sa chair qui vient pétrir notre chair. La promesse est accomplie. Elle est réalité.
La promesse est réalisée. L’attitude vraie n’est donc plus attente mais recherche et conversion. Dieu écrit notre vie avec le sang du Christ. Il ne peut l’écrire que sur des cœurs de chair. L’histoire est brulante.
En Jésus, la communion du Père et du Fils dans l’Esprit se révèle comme notre milieu vital et s’ouvre pour accueillir en son sein toute chair. Baptême dans l’Esprit, parole de feu.

Le peuple de Dieu, à travers les évènements d’une longue histoire, fait l’expérience de son Seigneur.
Il appelle Abraham pour manifester en lui la bénédiction qu’il voulait répandre largement sur toutes les nations. A Moïse il témoigne que son cœur est déchiré par l’épreuve et la détresse de ces hommes qu’il a choisis. Il veut être auprès d’eux, il veut marcher avec eux. Il appelle Moïse pour qu’il porte sa parole et qu’elle éclaire la vie quotidienne de cette communauté. Et quand la tâche est trop lourde, il répand une part de l’esprit de Moise sur les soixante-douze anciens.
Sur la terre promise il suscite les juges pour faire face aux menaces ponctuelles et aux razzias sporadiques, puis il accepte que les tribus se fédèrent en un royaume. Il envoie alors Samuel choisir David dans la famille de Jessé et verser sur lui l’huile de l’onction. Dieu ne veut pas accompagner son peuple de l’extérieur. Il choisit des médiations. Le roi est certes très fragile et le prophète Nathan en sera le témoin. Mais par l’onction, le Seigneur annonce que de l’intérieur il veut éclairer, fortifier le cœur et l’esprit du souverain.
Les prophètes se font les témoins de cette volonté de Dieu et de sa fidélité à sa promesse. Les épreuves et les drames de l’histoire pourraient distendre parfois jusqu’à la rupture, les liens de l’alliance. Paradoxalement chaque fois le Seigneur approche et rejoint plus intérieurement le cœur de l’homme. Ainsi les hommes prendront bien conscience que c’est leur cœur qu’il convient de circoncire. Le murmure du cœur épousant la parole de Dieu est le culte véritable qui porte justice, réconciliation, paix dans une création nouvelle.
Avec Isaïe nous recevons et nous contemplons la promesse. En elle la création sera renouvelée jusque dans ses extrêmes, enracinée du plus profond de l’être dans le cœur de Dieu. La connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce royaume de justice et de paix ne peut être inauguré que par un roi habité par l’esprit du Seigneur. Sa présence, sa bouche et son cœur seront justice de Dieu à la rencontre de celui qui attend le plus cette justice, l’humble et le pauvre. L’esprit du Seigneur vient travailler au plus près le cœur des hommes et pétrir du dedans la pâte de nos sociétés.
La joie de Noël, la lumière qui déchire la nuit, jaillit de Dieu lui-même. C’est lui qui vient prendre notre chair. C’est sa chair qui vient pétrir notre chair. La promesse est accomplie. Elle est réalité. La connaissance de Dieu est donnée sans réserve dans la personne de Jésus. Dieu lui-même se donne.
Le don est pour tous. Saint Paul le redit. Le don réalise la fidélité de Dieu à sa première alliance. Déjà cette première alliance devait témoigner pour les nations. C’est chose faite.
La promesse est réalisée. L’attitude vraie n’est donc plus attente mais recherche et conversion. Dieu écrit notre vie avec le sang du Christ. Il ne peut l’écrire que sur des cœurs de chair. L’histoire est brulante. Nous-mêmes nous sommes habitués à dire la foi de l’Église mais imaginons le choc pour les contemporains de Jean-Baptiste, pour ces pharisiens des bords du Jourdain. En Jésus, la communion du Père et du Fils dans l’Esprit se révèle comme notre milieu vital et s’ouvre pour accueillir en son sein toute chair. Baptême dans l’Esprit, parole de feu.

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