Dimanche 6 décembre 2015 : 2° dimanche de l’Avent

Dans l’année de la miséricorde, l’Église ouvre une porte sainte.
Passer cette porte c’est, avec le Seigneur plein de miséricorde, passer notre Pâque de la mort à la vie, passer de la mort qui est errance dans l’absurde, à la vie éternelle qui est communion à la vie de Dieu.
Très simplement nous vivrons ce passage en trois moments
Implorer la patience et la tendresse de Dieu : passer la porte sainte.
Gouter la douceur du Seigneur qui se donne à nous particulièrement dans le corps du Christ Jésus livré pour nous : adorer.
Nous engager à faire de la place à la miséricorde de Dieu en faisant miséricorde à ceux qui nous entourent, servir et pardonner.

Miséricorde.

A lui seul le terme touche. Il porte la dynamique de la vie.
Il porte le terme de cœur, qui bat, qui s’émeut, qui devine et comprend,
qui désire la plénitude.
Il porte le terme de misère, qui englue dans la nuit, qui enlise dans le découragement, qui paralyse et bloque toute l’énergie vitale, finalement qui écrase sous un poids insupportable.
La miséricorde est la détermination d’un cœur qui ne peut se résoudre à l’échec d’une vie qui se rendrait complice de sa désespérance.
Devant les impasses de la vie, surtout si elles s’imposent à nous sans raison, la révolte peut gagner mais elle nous tient encore enfermés en nous-mêmes.
Quand, par faiblesse ou fausseté, nous nous sommes faits nous-mêmes les
auteurs de notre malaise, la honte nous submerge. Nous ne pouvons plus nous supporter. Avec plus de violence nous nous excluons nous-mêmes de
nous-mêmes. De qui pourrions-nous être les hôtes ? Où reprendre souffle ?
Nous le devinons bien : en celui qui nous a donné le premier souffle.
La miséricorde est toujours un don. Nous l’accueillons pour nous-mêmes. Nous l’offrons avec d’autant plus de joie que nous-mêmes nous en avons été transfigurés. Nous l’implorons tout simplement parce que la grâce de la vie passe par la libération qu’elle opère.
La miséricorde met en œuvre la fidélité de Dieu au cœur même de notre
histoire humaine. Amour et liberté sont noués dans le temps. L’amour n’obéit à aucun déterminisme. Il est précieux qu’il jaillisse gratuitement d’une liberté. La liberté demande de l’espace et du temps pour se déployer. Si tout lui était donné d’avance elle serait étouffée. Amour et liberté sont ainsi noués. Mais s’ils se dénouent l’absurde nous engloutit.
Le créateur se saisit de sa miséricorde pour renouer les fils de la vie, pour tendre un passage au-dessus de l’abîme. La miséricorde ne nie pas l’épreuve où nous chancelons mais nous y rejoint pour nous affermir dans la traversée.
La miséricorde affirme et réaffirme toujours la volonté du créateur de nous faire passer de la mort à la vie.
C’est pourquoi dans l’année de la miséricorde, l’Église ouvre une porte sainte.
Passer cette porte c’est, avec le Seigneur plein de miséricorde, passer notre Pâque de la mort à la vie, passer de la mort qui est errance dans l’absurde, à la vie éternelle qui est communion à la vie de Dieu.
Très simplement nous vivrons ce passage en trois moments
Implorer la patience et la tendresse de Dieu : passer la porte sainte.
Gouter la douceur du Seigneur qui se donne à nous particulièrement dans le corps du Christ Jésus livré pour nous : adorer.
Nous engager à faire de la place à la miséricorde de Dieu en faisant
miséricorde à ceux qui nous entourent, servir et pardonner.
Concrètement la porte sainte sera ouverte une heure chaque jour. Les pèlerins qui la franchiront pourront adorer le Seigneur dans la crypte. Ils pourront aussi être accueillis pour le sacrement de réconciliation.
Un appel donc : organiser un relai d’adoration devant le Saint Sacrement
Philippe RAST

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