Dimanche 5 Juin 2016 : 10° Dimanche Ordinaire C

Dieu, en sa parole libère et sauve !

Pour le chrétien, c’est Jésus qui inaugure la marche et nous marchons sur ses pas.
Il est la « tête du Corps dont nous sommes les membres ».
Il est aussi le Serviteur de ce Corps « afin qu’aucun de ceux que le Père lui a donné ne soit égaré ». Nous découvrons que les chemins à travers lesquels passent nos vies, sont parfois ceux de Dieu.

Dieu, en sa parole libère et sauve !

Ce dimanche nous ramène au temps ordinaire de l’Église que nous avions laissé momentanément depuis le mercredi des cendres. Nous avons été nourris par les moments forts de notre foi et plongés dans ses racines à travers nos liturgies et célébrations. Notre Dieu, le Père de Jésus n’a de cœur que pour ses enfants. C’est pour cela qu’Il se vide de lui-même et se plonge entièrement dans notre humanité afin de nous faire goûter à son don. Rappelons nous, certaines paroles de Jésus qui disent combien le Père nous veut tous dans son sein « Quand je serai élevé sur la terre, j’attirerai vers moi les hommes (Jn 12,32..), « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jn 15,13) , « Prenez et mangez ceci est mon corps, Prenez et buvez ceci est mon sang »( Mth 26,26) , « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je serais au milieu d’eux »( Mth 18,20), « Les aveugles voient, les boiteux marchent, le règne de Dieu est annoncé ( Lc 7,22).
Jésus est le visage du Père qui se penche sur notre humanité qu’Il aime : « Dieu a tant aimé le monde qu’il Lui a donné son Fils Unique ». Notre humanité est le lieu de la prédilection de Dieu. Entendons cela pour chacune de nos vies. Il n’est pas de vie qui soit toute indigne de Dieu. La seule chose qui déplait à Dieu c’est le péché et ses conséquences. Jésus nous lie avec son Père de tel sorte que nous connaissons le Père par son nom et Lui, prend cause de notre vie. (Ps 91,15-16).
Ainsi donc toute vie est un pèlerinage.
Pour le chrétien, c’est Jésus qui inaugure la marche et nous marchons sur ses pas.
Il est la « tête du Corps dont nous sommes les membres ».
Il est aussi le Serviteur de ce Corps « afin qu’aucun de ceux que le Père lui a donné ne soit égaré ». Nous découvrons que les chemins à travers lesquels passent nos vies, sont parfois ceux de Dieu.
« Il est grand le mystère de la foi ». Sans ce mystère, il nous sera impossible de
reconnaître que Dieu est présent dans nos vies. Jésus en rejoignant notre humanité, la conduit sur des routes sures, Lui « le chemin la vérité et la vie ». Ce ne sont pas seulement les hommes qui vont vers Dieu. Mais lui-même Dieu est le premier à descendre dans leur humanité. Elie le prophète se trouve hébergé chez une veuve alors que celle-ci traverse la période sombre de sa vie : la famine, manque de nourriture, la maladie de son fils qui meurt malheureusement. Imaginons Dieu venir partager les trains quotidiens de nos vies. Jésus, lui, rencontre un cortège funèbre : le fils unique de la veuve de Naïm est mort et on le conduit vers sa dernière demeure. C’est une situation humainement déplorable que rencontre Jésus. Elle est encore plus critique et désespérante pour la veuve. Elie chez la veuve, Jésus en présence de la veuve, les deux enfants morts. Voila la photo robot de notre humanité sur laquelle Dieu se penche. Elle ressemble au voyageur laissé pour compte tabassé par les brigands (Lc 10,25-37). La misère, la désolation prennent en otage la vie et la laissent avec des rides. Jésus, la Parole de Dieu, Elie le serviteur de la Parole affrontent en face le mal. Elie le fait dans une incessante prière. Lui, Jésus ordonne au mal de sortir. La présence de Dieu débusque le mal. Elle l’attaque et ramène à la vie ceux que le mal a retenus captifs. En ce dimanche demandons dans notre prière, la grâce de nous sentir en compagnie de Jésus.
Père Yves Allangomi

Haut de page