Dimanche 4 Janvier 2015

Epiphanie : Rayonnement

La fête de l’Epiphanie, avec l’arrivée des mages, ces savants venus du lointain orient, accueille avec joie l’audace et la recherche des hommes.
La Bonne Nouvelle, la promesse est pour tous

Epiphanie : Rayonnement

La fête de l’Epiphanie, avec l’arrivée des mages, ces savants venus du lointain orient, accueille avec joie l’audace et la recherche des hommes.
La Bonne Nouvelle, la promesse est pour tous. Dans le cœur de Dieu il n’y a pas de frontière. Le long voyage de ces hommes, leur recherche, leur attente nous font prendre conscience plus précisément de la nature de cette Bonne Nouvelle et du trésor qui nous est confié.
La Bonne Nouvelle est celle de l’amour inconditionnel de Dieu pour sa créature. Cet amour est bien l’acte de Dieu qui approche et qui se donne. Dieu, dans la force de sa présence est lui-même ce don. Il se donne pour nous sauver, pour nous saisir, pour nous attacher à lui.
Pour nous saisir il choisit de se laisser saisir. Il tisse notre histoire à la sienne et donc s’immerge dans une histoire d’homme qui ne peut être qu’unique,
particulière, contingente, bien située dans des limites assez étroites de l’espace et du temps, dans une culture et un univers de signes bien précis.
Un amour ne peut avoir de rayonnement que dans la densité bien concrète et particulière d’une présence.
C’est la joie de l’Epiphanie qui renouvelle la joie de Noël.
L’universalité de l’amour donne toute sa puissance dans l’évènement unique d’une personne qui se livre dans la fragilité de sa contingence. L’amour, vérité de la vie, vérité de Dieu a un corps et un visage.
La fête de l’Epiphanie fait ainsi briller le caractère si paradoxal de l’Evangile.
Le chemin vers Dieu est un chemin vers l’humanité de Jésus. Le chemin vers la vérité qui libère est un chemin vers l’humanité de Dieu. Ce mystère est une grande joie, une grande énigme qui peut captiver les cœurs le plus intrépides et conduit leur pas dans les affrontements les plus rudes où il s’agit de libérer la vérité, de la dégager des idoles qui la défigurent.

Cette année nous célébrons les 500 ans de l’entrée de Sainte Thérèse d’Avila dans la maison du Père. Elle n’a pas cessé de tourner nos pas, nos regards,
toute notre attention vers l’humanité de Jésus, seul chemin vrai et sur pour
aller à la rencontre de l’amour et des promesses du Seigneur.
Son autobiographie fut offerte par des amis à une philosophe, disciple de
Husserl, Edith Stein. En aout 1921 elle la lut quasiment en une nuit, la referma pour conclure dans sa conversion : « Là est la vérité ».

Merveilleuse énigme de la rencontre du Christ
Merveilleuse lumière de l’Epiphanie.

Philippe RAST

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