Dimanche 30 mars 2014 4° dimanche de Carême

« Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puisse voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
En ce temps de Carême, nous avançons en confiant notre vie à Dieu. Il y a des domaines de notre vie où nous souhaitons une aide de Dieu, nous lui demandons de nous éclairer..

La Parole de Dieu d’aujourd’hui nous montre Dieu éclairant les hommes.
Et son éclairage est surprenant.
Apparemment Eliab, le premier fils de Jessé, a la haute taille et l’apparence pour être roi, et pourtant il n’est pas choisi par Dieu.
Apparemment, l’aveugle-né de l’Évangile a dû commettre un péché, lui ou ses parents, pour être dans cet état, et pourtant, Jésus nous dit qu’il n’en est rien.
Apparemment, Jésus a tort de guérir le jour du sabbat, et pourtant ce n’est pas le cas.
Si tous ces hommes ont été trompés, cela peut aussi nous arriver.
Nous demandons à Dieu de nous éclairer en nous montrant la formidable action recréatrice de Jésus en faveur de cet aveugle-né.
Et nous rendons grâce pour cette guérison.
Le tort des pharisiens est de pinailler sur la loi du sabbat, et du coup de ne pas admirer le salut en marche.
Ensuite savoir se tourner vers l’auteur de cette guérison, et comme l’aveugle-né, savoir reconnaître en lui, le Fils de l’homme, l’envoyé de Dieu.
Comme pour ceux qui ont croisé la route de Jésus, au moment où nous lui demandons les guérisons qui nous tiennent à cœur, nous vérifions la qualité de notre foi au Christ.
Cette page d’Évangile est déjà le procès du Christ commencé : est-il le Fils de Dieu ou non ? Nous aussi, nous avons à choisir notre camp, à nous prononcer sur cette question.
Demandons à Dieu la grâce de dire au Christ : oui, je crois, tu es le Fils de Dieu et je te demande de venir me guérir.
Croyons en la force guérissante et libératrice du Christ dans notre vie et dans celle des autres.
Père Xavier AUTONES

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