Dimanche 3 Janvier 2016 : Epiphanie

Epiphanie

La gloire du Seigneur, sa présence, se donnent dans une existence d’homme qui de l’intérieur de nos limites, de notre fragilité et de notre contingence, nous témoigne de la passion de Dieu.
Nos vies ne nous appartiennent que très peu. Mais quelle vigueur surgit par les liens qui se tissent avec les êtres, ceux qui croient en nous, en qui nous faisons confiance, qui nous permettent de croire en nous-mêmes et d’être plus libres pour à notre tour, donner largement et sans compter, une foi qui enracine dans la vie.

La joie de L‘Épiphanie dit la joie du peuple de Dieu, la joie de l’Évangile.
Le Seigneur s’approche. Son peuple en est le témoin, le révélateur.
Cette présence parle au cœur des hommes. Ils peuvent en faire
l’expérience. Leur vie en est renouvelée et ils convergent alors dans une même communion.
Dans la diversité de leurs parcours, de leur histoire et de leurs cultures, ils se reconnaissent les uns les autres parce qu’ils ont été interpelés par la même énigme, la même vérité de vie. Dans cette convergence, rien de contraint mais au contraire, une libération intérieure contagieuse. Une vérité mystérieuse parle au cœur des hommes et s’enracine encore plus profondément en eux quand elle se partage. Elle vivifie et se vivifie quand elle se donne. Son élan lui vient de sa gratuité, et sa force, de sa beauté.
C’est ainsi que le peuple de Dieu fait l’expérience de la gloire de son Seigneur, de la solidité de sa présence mystérieuse qui peut s’approcher de ses enfants dans l’épreuve, qui ne peut oublier le plus fragile et qui ne cesse de donner
sa parole et sa loi pour arracher les cœurs à leurs idoles, les appeler au-delà d’eux-mêmes vers la plénitude de la vie.
Cette parole est si forte, cette loi est si belle qu’elle ne cesse d’interroger : « Quel est le peuple dont le Dieu est si proche pour ouvrir dans sa fragilité la plus extrême, un chemin de vie ? Montons donc à la montagne du Seigneur ! » Le peuple de Dieu ne peut que se faire le témoin de cette présence
Les hommes convergent parce que son rayonnement n’est pas de l’ordre du principe qui guide une pensée mais de l’ordre de l’amour qui engage une existence qui alors se sait voulue, espérée, attendue.
Et voici la bonne nouvelle inouïe : la gloire du Seigneur, sa présence, se donnent dans une existence d’homme qui de l’intérieur de nos limites, de notre fragilité et de notre contingence, nous témoigne de la passion de Dieu.
Nos vies ne nous appartiennent que très peu. Mais quelle vigueur surgit par les liens qui se tissent avec les êtres, ceux qui croient en nous, en qui nous faisons confiance, qui nous permettent de croire en nous-mêmes et d’être plus libres pour à notre tour, donner largement et sans compter, une foi qui enracine dans la vie.
Voici donc la joie de l’Épiphanie, la joie de l’Évangile. Nos vies ont été touchées par des témoins touchés eux-mêmes par le rayonnement du cœur de Dieu et de sa gloire dans l’existence concrète unique d’un homme Jésus qui est né un jour du temps de l’histoire dans un peuple de chercheurs et de témoins. Rien ne peut poser de limite au rayonnement de la confiance de ce Dieu qui se donne.
Nous voici à notre tour témoins et chercheurs, chercheurs de justice et de paix, témoins d’un amour unique qui rejoint tout homme au cœur de son cœur pour libérer la vérité de sa vie, sa dignité, son éclat et sa beauté. Ph. RAST

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