Dimanche 29 Mai 2016 : Fête du SAINT-SACREMENT

« Sang et eau jaillis du cœur de Jésus comme source de miséricorde j’ai confiance en vous. »

Nous célébrons le corps et le sang du Christ,

le corps livré et le sang versé de Jésus, donnés par le Seigneur lui-même
en sacrements de l’alliance nouvelle.
Quand Dieu fit alliance avec Abraham, il lui demanda d’ouvrir en deux une
génisse, une chèvre, un bélier puis de passer au milieu d’eux. Le Seigneur
lui-même dans la nuée de feu passa aussi. Le sang de l’alliance signait la
puissance du dynamisme et de la fidélité qui unissait le Seigneur à son serviteur Abraham.
La fidélité de Dieu va jusqu’au bout du drame de notre humanité. Sa présence indéfectible, sa gloire, s’incarnent dans la personne de Jésus. Autour de lui
l’espace s’élargit où les hommes peuvent se tenir en présence de leur Seigneur et de leur Dieu dans la vérité de leur vocation. Le Royaume de Dieu est là dans l’éclat de la charité et la paix de la communion dont Jésus embrase leurs cœurs par sa parole quand il proclame la Bonne Nouvelle et plus encore par ses gestes quand il touche lépreux, infirmes, malades et impurs et quand il lave les pieds de ses apôtres.
L’Évangile a purifié les apôtres mais la charité du Seigneur doit aller jusqu’au bout, jusqu’à se tenir aux pieds de ses amis pour qu’ils aient part avec lui dans le Royaume. Mais devant le monde, quand l’étau se resserre, quand la dureté des cœurs veut étouffer la parole de vie, la fidélité du Seigneur demeure. Sa présence est donnée sans retour dans son corps exposé. Son corps devient
parole et ne peut retenir l’élan de sa charité. Son sang versé nos purifie de la violence meurtrière de notre péché.
La réponse du Seigneur à la violence du monde est l’effusion de son propre sang. Paul nous rappelle qu’en célébrant l’eucharistie nous proclamons cette réponse. Nous proclamons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.
Dans le sang des martyrs le Seigneur reconnaît son propre sang. Et le Seigneur vient vers nous pour nous purifier par son sang.
Dans cette année de la miséricorde la sœur Faustine nous donne cette prière : « Sang et eau jaillis du cœur de Jésus comme source de miséricorde
j’ai confiance en vous. »

Une fois pour toutes sur la croix a jailli le sang de Jésus. Le don s’accomplit pour nous dans le présent de notre vie par le « sacrifice » de l’eucharistie
Jésus me permit d’entrer dans le Cénacle et j’assistai à ce qui s’y passait.
Avant la consécration Jésus leva les yeux au ciel et entra en une mystérieuse
conversation avec son Père. Son âme se reposa au moment de la consécration : l’amour était assouvi, le sacrifice pleinement accompli.
Maintenant il ne restait plus que la cérémonie extérieure de la mort
à accomplir. L’essence est au Cénacle.
Sœur Faustine Petit Journal n°683

Qu’en chaque eucharistie le sang du Christ nous pacifie pour qu’en nous et
autour de nous le monde soit pacifié. Philippe RAST

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