Dimanche 28 Juin 2015 13° dimanche

Talitha koum

La présence de Jésus permet à Jaïre comme à la vieille femme un retour au créateur. « Etends la main, laisse-toi toucher.
Je tends vers toi, Seigneur, mes mains vides, les mains de la prière.
Et tu viens les combler de la vie que maintenant je t’offre. »

La présence de Jésus, sa parole qui éveille, ses gestes qui touchent et
accompagnent, aujourd’hui, nous sont donnés dans les sacrements de l’Eglise et dans la communion.
« Viens, Seigneur Jésus, étends sur nous ta main … »

Talitha koum

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ». La jeune fille se lève.
La parole de Jésus s’accomplit. Jésus l’a saisie par la main.
La jeune fille est touchée en même temps par la parole et par le geste de Jésus.
Jésus a répondu à la demande de son père : « Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! »
La vie passe par le contact avec le corps de Jésus qui doit toucher ce corps qui s’est vidé de lui-même, du souffle et de la vie.
La vieille dame part de la même réalité et fait pour elle le même raisonnement que celui de Jaïre pour sa petite fille : « Si je pouvais arriver à toucher seulement son vêtement, je serais sauvée. »

Notre vie est une. Nous sommes des êtres de chair et de parole, de matière et d’esprit. Par commodité de langage, nous nous pensons corps et âmes. Mais
en réalité nous n’avons pas simplement un corps, nous sommes notre corps.
Ce corps n’est pas simplement pesanteur des déterminismes biologiques,
il rayonne de liberté, d’invention, d’émotion, de désir, d’intention et de projets. Sa beauté lui vient d’aimer, alors il est aimé. C’est d’abord l’amour qui l’a fait naître à sa vocation et à sa liberté. L’amour par ses gestes pétrit les corps, tout comme par ses paroles, il éveille les cœurs.

Notre vie est une. Jésus vit cette vie. Dieu est un.

Jésus touche et parle à la jeune fille. La vieille dame veut toucher Jésus et veut être touché par lui. Jésus veut lui parler, la connaître donc.
Nous contemplons ce mystère : le salut, une vie vraie, passe par le contact avec Jésus dans sa présence qui nous touche et qui nous parle. En lui le dynamisme de la création donne toute sa puissance. Par lui cette générosité de Dieu est victorieuse du mal et de la mort qui vident notre vie.
Auprès de Jésus nous retrouvons sous la main de Dieu, notre merveilleuse splendeur de créature.

Le livre de la sagesse nous rappelle que cette dignité nous vient du désir de Dieu lui-même : « Ce qui nait dans le monde est porteur de vie. Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité. C’est la jalousie du diable qui a tout saccagé. »
Quand tout est grâce, le tentateur divise. Il incite à prendre de notre propre
initiative, contre Dieu, ce qui était à recevoir comme un don gratuit de l’amitié du créateur. La division tue la communion. Le poison du diable dissout le symbole de la foi.
La présence de Jésus permet à Jaïre comme à la vieille femme un retour au créateur. « Etends la main, laisse-toi toucher.
Je tends vers toi, Seigneur, mes mains vides, les mains de la prière.
Et tu viens les combler de la vie que maintenant je t’offre. »

La présence de Jésus, sa parole qui éveille, ses gestes qui touchent et accompagnent, aujourd’hui, nous sont donnés dans les sacrements de l’Eglise et dans la communion.
« Viens, Seigneur Jésus, étends sur nous ta main … »
Philippe RAST

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