Dimanche 26 juin 2016 : 13° dimanche ordinaire C

Libres pour Dieu

Marcher à la suite de Jésus s’impose . Nous nous en réjouissons. Ils ne sont pas disciples encore, pas apôtres, mais la perspective leur est ouverte et donc à nous aussi. Ils sont encore bien identiques à eux-mêmes. Que le Règne de Dieu les transfigure. Il les arrachera à eux-mêmes pour les plonger dans la plénitude de l’amour de Dieu.
Qu’ils choisissent les attachements qui les libèreront et les grandiront. Qu’ils se
défassent des dépendances et des priorités qui les asservissent. Ils ne sont pas faits pour les idoles mais pour le Dieu vivant vainqueur de la mort et du péché.
Impossible de regarder en arrière.

Libres pour Dieu

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. » voici la belle confession de foi à laquelle Jésus appelait les apôtres et que Pierre proclama pour les attacher en vérité à leur Seigneur. Cette belle confession de foi est la source, la joie de notre vie baptismale et de notre vie apostolique, de notre vie tout simplement.
En Jésus la grâce du Père jaillit en abondance pour nous enraciner en vérité dans la plénitude de vie que le créateur veut pour nous et pour toute notre humanité. Que les signes donnés dans la vie du Christ nous orientent vers cette plénitude promise à tout homme. Cette plénitude appelle à tout reconsidérer à partir du cœur du Père. Nul ne peut être exclu de son attention. Auprès de Jésus les aveugles, les boiteux ont toute leur place, les lépreux aussi, qu’ils ne se tiennent pas au loin, Jésus veut les
toucher pour les assurer de la tendresse du Père et avec eux, tous les impurs,
les publicains et autres pécheurs et pécheresses.
Le pardon dont Dieu prend l’initiative pour réconcilier l’humanité, bouleverse tout. Tout est à réévaluer à la mesure de cette miséricorde. La folie de Dieu, la folie de la croix déjà se dessine. Jésus l’annonce. Dans son humanité, Jésus considère tout selon le cœur du Père. Jésus lui donnera la priorité absolue. Il reniera sa propre volonté.
Il choisira le chemin du serviteur. Le Royaume s’ébauche à l’ombre de la croix.
Jésus, le visage déterminé, monte à Jérusalem vers le temps de l’accomplissement, vers l’heure de la passion et de la croix, vers l’heure du Royaume.
En route, il traverse villes et villages et leurs populations bien mélangées :
des hommes du peuple de Dieu, des samaritains et certainement aussi des païens.
Il est accompagné de ses amis les apôtres et voici pour eux comme une sorte de
noviciat apostolique et missionnaire.
L’accueil fait à la présence de Jésus est bien contrasté : refus d’un village,
enthousiasme de l’un ou l’autre qui désirent suivre Jésus. Jésus apprend aux uns et aux autres à tout mesurer selon le Royaume.
Aux opposants, infaisable d’envoyer le feu du ciel. Le Royaume est lumière, joie, paix, douceur, liberté, amour et charité (cf. 2° lecture). Mais que ces opposants
n’enchainent pas la Parole. Jésus et les apôtres iront vers de nouveaux villages.
La même nouveauté du Royaume structure la vie nouvelle de ceux que la présence de Jésus brule, enflamme quand de son cœur jaillit comme une source d’eau vive, la tendresse du Père. Ils sont encore eux-mêmes mais marcher à la suite de Jésus
s’impose à eux. Nous nous en réjouissons. Ils ne sont pas disciples encore, pas apôtres, mais la perspective leur est ouverte et donc à nous aussi. Ils sont encore bien identiques à eux-mêmes. Que le Règne de Dieu les transfigure. Il les arrachera à eux-mêmes pour les plonger dans la plénitude de l’amour de Dieu.
Qu’ils choisissent les attachements qui les libèreront et les grandiront. Qu’ils se
défassent des dépendances et des priorités qui les asservissent. Ils ne sont pas faits pour les idoles mais pour le Dieu vivant vainqueur de la mort et du péché.
Impossible de regarder en arrière.
Quand le Seigneur nous aime et nous saisit, lui-même ne peut laisser en arrière ou de côté une part de notre être. Laissons-le faire. Il nous a faits pour lui.
Philippe RAST

Haut de page