Dimanche 20 septembre 2015 : 25° dimanche

Messe de rentrée de la paroisse

Jésus le Christ, le Messie de Dieu, la source de la vie nous a sauvés en prenant pour chacun de nous la tenue du serviteur.
Prendre la tenue de service.
Ne pas construire notre vie selon notre volonté propre, à notre propre mesure. Prendre pour mesure la grâce qu’attendent les cœurs, le soif des hommes, leur faim de reconnaissance et de paix.
Puiser sans mesure dans la miséricorde et la justice de Dieu qui veut
réconcilier les hommes avec la vie, avec eux-mêmes, entre eux et avec Lui.
« C’est dans la paix qu’est semée la justice qui donne son fruit aux artisans de paix »

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
La belle profession de foi de Pierre ouvre un chemin au Seigneur pour qu’il se révèle encore plus pleinement et qu’il déborde sur nous de la plénitude de vie divine qui l’habite.
Jésus prend ce chemin. Il va être livré aux mains des hommes. Il sera mis à mort. Sa mort détruira la mort. Il ressuscitera. Ainsi s’accomplira le jugement de Dieu. Le Fils de l’homme rassemblera les hommes de toutes langues, de tous les peuples et de toutes les nations dans la communion qui est justice et vie de Dieu. Jésus prend le chemin du serviteur. Le chemin de la vie que Dieu veut donner passe par le don de la vie de Jésus sur la croix.
Jésus marche sur ce chemin. Les disciples le suivent mais leur cœur est ailleurs. Déjà la réaction de Pierre indiquait la difficulté d’accepter et d’entrer dans la manière de Dieu. Maintenant les disciples préoccupés de leur propre gloire, en manifestent sourdement l’impossibilité radicale. Nous voici donc devant la radicalité de l’Évangile. Jésus le Christ, le Messie de Dieu, la source de la vie nous a sauvés en prenant pour chacun de nous la tenue du serviteur.

Nous ne sommes pas les auteurs de notre justice. Notre vie est vraie parce que Jésus l’a servie. Nous comprenons que dans ce service, Jésus a accompli ce que nous ne pouvons réaliser par nous-même du fait de notre infirmité.
Jésus nous a permis de voir vers qui se tournait le regard miséricordieux de Dieu notre Père et de contempler sa tendresse inépuisable pour les plus petits.
Jésus nous a révélé la puissance prodigieuse de la foi : Comment la confiance faite à un homme peut le transfigurer (ainsi Zachée ou la pécheresse en pleurs) Comment aussi la confiance d’un cœur l’ouvre à la plénitude de la vie que Dieu veut (ainsi le centurion romain, la cananéenne, la samaritaine et tant d’autres).
Entrer dans la plénitude de la vie c’est donc accueillir le don de Dieu dans la présence de Jésus qui au milieu de nous s’est fait serviteur. Accueillir le Christ Jésus c’est le recevoir dans sa puissance d’accueil et de service et donc nous-mêmes être un peu envahis par cette disposition à l’accueil et au service du plus petit que Jésus place au milieu de ses amis dans la personne d’un enfant.

Voici le beau programme de l’Évangile : Prendre la tenue de service.
Ne pas construire notre vie selon notre volonté propre, à notre propre mesure. Prendre pour mesure la grâce qu’attendent les cœurs, le soif des hommes, leur faim de reconnaissance et de paix.
Puiser sans mesure dans la miséricorde et la justice de Dieu qui veut
réconcilier les hommes avec la vie, avec eux-mêmes, entre eux et avec Lui.
« C’est dans la paix qu’est semée la justice qui donne son fruit aux artisans de paix »

Quelle belle devise évangélique nous donne Saint Jacques.
Philippe RAST

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