Dimanche 24 Novembre Fête du Christ Roi

Le règne de Dieu n’est pas de ce monde. Le procès de Jésus scelle cette réalité : sa vie est témoignage pour la vérité, la vérité qui est vie.
Pour nous arracher aux ténèbres de la mort et du péché, Jésus s’en revêt jusqu’à se faire pour nous péché sur la croix. La croix est la victoire de cet amour qui s’est défait de lui-même pour faire exploser par la puissance de sa présence divine ce qui liait nos cœurs et nous retenait captifs.

L’attente, le désir, la tendresse et la miséricorde de Dieu vont vers tous les
hommes.
Cette attention précède toute prise de conscience et donc toute réponse de l’homme. Cette attention est toute gratuite, elle n’appartient qu’à Dieu, elle ne dépend pas de l’attitude de l’homme. Rien ne peut l’arrêter, elle va vers tous, en toutes circonstances. Sa puissance, sa constance appartiennent au dynamisme de l’acte créateur.
Cette attention et ce don sont si définitifs et si forts que Dieu veut laisser à l’homme toute sa liberté. Il ne peut se permettre aucune pression si ce n’est celle de l’attente et de l’amour. Il peut donc connaître le refus. Mais, créateur, il demeure toujours présent.
C’est ainsi que le prologue de Jean proclame : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu, mais à ceux qui l’ont accueilli, à ceux qui croient en son nom, il a donné pouvoir de devenir enfant de Dieu. »

Les choses changent du tout au tout quand l’homme s’éveille à son propre mystère, à l’immensité de l’attente et de l’espérance que son cœur ne peut contenir mais que seul Dieu peut recevoir et apaiser. Alors Dieu peut s’approcher.
C’est ainsi que Jésus rencontre hommes et femmes de toutes origines, (samaritains, romains et cananéens ne sont pas exclus), purs et impurs (publicains et pécheurs ont leur place). Et le miracle d’une vie nouvelle jaillit :

« Ta foi t’a sauvé ! »

Ta vie entre en dialogue avec Dieu dans l’Esprit qui scelle la communion du Père et du Fils. Ta vie respire dans le souffle de Dieu. Ton cœur est greffé sur le cœur du Christ, le Fils de Dieu. Ta liberté trouve sa plénitude et son accomplissement dans la volonté du Père qui, toujours, est libération, réconciliation et paix.
Ton Dieu demeure en toi. Il est ta vie et tu demeures en Lui. La présence de Dieu, son commandement n’ont rien d’extérieur, ils vivifient du dedans.

Le règne de Dieu n’est pas de ce monde. Le procès de Jésus scelle cette réalité : sa vie est témoignage pour la vérité, la vérité qui est vie.
Pour nous arracher aux ténèbres de la mort et du péché, Jésus s’en revêt jusqu’à se faire pour nous péché sur la croix. La croix est la victoire de cet amour qui s’est défait de lui-même pour faire exploser par la puissance de sa présence divine ce qui liait nos cœurs et nous retenait captifs.
Le Seigneur de la vie règne dans cette dépossession de soi qui réalise la
plénitude de sa présence.
Le règne de Dieu s’inaugure à l’ombre de la croix.
Philippe RAST

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