Dimanche 23 Juin

« Tu es le Messie de Dieu. »

« Tu es le Messie de Dieu. »

Pierre prend la parole pour affirmer l’attachement des apôtres à la personne de Jésus. Pour eux et pour lui, Pierre, la rencontre de l’homme Jésus est d’abord expérience de Dieu. Leur relation avec Jésus commence ainsi. C’était au bord du lac. Pierre lave ses filets. Jésus arrive, pressé par une foule immense. Jésus réquisitionne la barque de Pierre. De la barque il enseigne la foule puis commande à Pierre d’avancer au large et de reprendre sa pêche. Alors les barques enfoncent sous le poids du poisson. Pierre s’écrie alors : « Seigneur, éloigne-toi de moi car je suis un homme pécheur ». A ce moment Pierre ne connait pas encore Jésus. Mais Pierre auprès de Jésus se découvre dès le premier instant, en présence de Dieu. Sa Parole est revêtue de la puissance divine. Pour l’espérance des foules elle ouvre un chemin. A Pierre et à ses ais, elle donne une mission, une vocation qui fait d’eux des êtres nouveaux, des pécheurs d’hommes. Un long chemin s’ouvre devant eux. Ils quittent tout et suivent Jésus.
Dès les premiers instants, ils connaissent l’homme Jésus dans le rayonnement de la présence divine, dans la communion qui unit Jésus à Dieu qu’il révèle comme Père. Dès les premiers instants la rencontre avec Jésus se fait irruption de Dieu dans leurs vies. Cette irruption fait exploser les repères des hommes de leur temps. La polémique fait rage autour de Jésus. Mais rien ne peut contenir la joie des cœurs simples qu’il plonge dans la tendresse et la miséricorde de Dieu.
« Tu es le Messie de Dieu. »
Pierre reprend les mots de la foi de son peuple pour tenter de rendre compte de l’impact de la Parole de Jésus, de sa source et de sa puissance libératrice et créatrice de vie. Ces mots sont très beaux et ils sont aussi bien fragiles, bien maladroits, formés et ports par une culture certes pétrie par les écritures saintes, mais encore bien marquée par les attentes du cœur humain t son désir de puissance et de sécurité.
« tu es le Messie de Dieu. »
Ces mots sont très beaux. Jésus, paradoxalement, défend aux apôtres de les utiliser. Ils ont une puissance qui ne peut être cernée par la raison humaine. Ils ne sont pas une définition qui cerne une réalité sur laquelle on aurait prise. Ils sont comme des signaux, des indices qui nous arrachent à nous-mêmes et à nos perceptions quand l’amour de Dieu entre dans nos vies. Sa puissance détruit la mort et pour la saisir se laisse engloutir par elle. C’est la passion de Jésus. C’est le combat de la foi.
« Tu es le Messie de Dieu. »
Les mots de la foi ouvrent un chemin qui est le chemin de la croix de Jésus. La foi pour se dire, choisit la vie, la vie que Dieu a voulu remplir de son amour.
« Tu es le Messie de Dieu. »
Nous rendons grâce au Seigneur pour tous les hommes et toutes les femmes dont la vie a fait l’expérience de Dieu dans la rencontre de l’humanité de Jésus et qui, avec lui, ont traversé les mystères et les épreuves de notre humanité. Ils ont porté dans leur culture les mots de la vie, les mots de Dieu et notre monde, dans la diversité de ses horizons y a reçu le témoignage de sa vérité, de son unité dans le Christ (épitre aux Galates)
« Tu es le Messie de Dieu. »
Nous glorifions le Seigneur pour les communautés chrétiennes qui aujourd’hui encore, signent ces mots de leur propre sang.
« Tu es le Messie ! »
Nous glorifions le Seigneur car aujourd’hui et toujours, ces mots habitent le cœur de jeunes gens et l’Eglise les appelle à les porter encore plus loin. Nos prions pour les vocations et nous rendons grâce pour Mar et Maximilien qui seront ordonnées dimanche après-midi, diacre et prêtre.

Philippe RAST

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