Dimanche 22 novembre 2015 : FETE DU CHRIST-ROI

La Bonne Nouvelle de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du Royaume est celle d’un vivre ensemble où chacun est revêtu d’une dignité absolue parce qu’il incarne l’image de Dieu.
Ce royaume n’est pas de ce monde. Il n’a pas à se défendre parce que tout d’abord il se donne. Il se donne au cœur du cœur de chaque liberté pour qu’elle soit vraie et que rien ne vienne l’engloutir. Ce règne ne peut se bâtir en s’imposant mais il ne peut non plus cesser de s’élargir dans l’accueil de la grâce et dans l’accueil de vies données pour l’honneur, l’honneur de la vie, l’honneur de la liberté, l’honneur de l’amour, l’honneur de Dieu.
Nous savons que l’étendard du Règne de Dieu est la croix de Jésus.
Sous cet étendard, la foi et l’ambition ne peuvent faiblir. La vérité que cherche tout homme est vérité de vie, vérité d’amour, de charité et de don. La vérité est promise. La promesse de Dieu ne peut décevoir. Celui qui cherche la vérité, celui qui appartient à la vérité, écoute la voix du Seigneur.

Aujourd’hui nous fêtons Jésus, le Christ, le Roi de l’univers.

Dans notre société l’institution de la royauté parait appartenir à un autre âge . Les siècles l’ont engloutie. La démocratie a émergé des remous de l’histoire. Mais l’État moderne assume des fonctions régaliennes et la république dispose de ministères régaliens : la défense, l’intérieur, les affaires étrangères et les finances. Sans entrer dans des réflexions de droit constitutionnel nous saisissons bien que ces fonctions régaliennes définissent l’espace du « vivre ensemble », avec ses règles et ses lois qui permettent à chacun de vivre dans la sérénité et de se livrer à une activité féconde par les échanges culturels et commerciaux, en puisant dans les ressources de la nature, pour que fleurisse la vie.
Ce vivre ensemble suppose une unité de principe et de dynamisme créateur.
Parfois le terme de règne désigne d’abord et seulement cette unité de principe (règne animal, règne végétal). Mais la vie jaillit dans une profusion et un foisonnement inépuisables. Le terme de règne vise une immensité qui confine à la totalité. Cette prétention pourrait avoir quelque chose de redoutable.
Ce vivre ensemble est fragile. Il a besoin d’être protégé et tout d’abord d’être
protégé des vertiges qui le guettent intérieurement, qui menacent la parole, l’écoute, la confiance, et qui empêchent de chercher, de créer, d’espérer, de grandir et de s’affermir dans ce qui est juste.
Laissons ces comparaisons qui pourtant affleurent dans le procès de Jésus.
La Bonne Nouvelle de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du Royaume est celle d’un vivre ensemble où chacun est revêtu d’une dignité absolue parce qu’il incarne l’image de Dieu.
Ce vivre ensemble n’a pas de frontière : il n’y a pas de frontière dans le cœur de Dieu. Toutes les nations, toutes les cultures sont convoquées dans la gloire de Dieu.
Ce royaume n’est pas de ce monde, il n’a pas d’armée. Jésus le dit expressément à Pilate. Il n’a pas de garde. Il n’a pas à se défendre parce que tout d’abord il se donne.
Il se donne au cœur du cœur de chaque liberté pour qu’elle soit vraie et que rien ne vienne l’engloutir. Ce règne ne peut se bâtir en s’imposant mais il ne peut non plus cesser de s’élargir dans l’accueil de la grâce et dans l’accueil de vies données pour l’honneur, l’honneur de la vie, l’honneur de la liberté, l’honneur de l’amour,
l’honneur de Dieu.
Dans nos royaumes d’ici-bas, l’honneur est porté par le drapeau, l’étendard où
chacun peut s’identifier.
Nous savons que l’étendard du Règne de Dieu est la croix de Jésus.
Sous cet étendard, la foi et l’ambition ne peuvent faiblir. La vérité que cherche tout homme est vérité de vie, vérité d’amour, de charité et de don. La vérité est promise. La promesse de Dieu ne peut décevoir. Celui qui cherche la vérité, celui qui appartient à la vérité, écoute la voix du Seigneur.
Philippe RAST

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