Dimanche 21 Septembre

"Le Seigneur embauche des ouvriers pour son Royaume" "Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu’il est proche."

« Le maitre d’un domaine sort au petit jour pour embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Le Seigneur embauche des ouvriers pour son Royaume » 
« Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu’il est proche. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes pensées au-dessus de vos pensées. »

Le Seigneur appelle, il est proche, c’est le moment favorable pour entrer dans une
dynamique nouvelle, qui donne à nos vies leur véritable horizon, l’horizon de Dieu, et à nos cœurs la chance de se libérer d’eux-mêmes pour vivre leur vocation.
« Frères, que je vive, que je meure, la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps. »
Paul, témoin du Christ ressuscité, porte l’Evangile aux nations païennes par tout son être qui devient proclamation de la gloire du crucifié, puissance de vie pour nous. En lui comme dans les apôtres et les premiers disciples, nous contemplons l’accomplissement des
promesses et donc aussi nous comprenons quelle est notre vocation : vivre à la ressemblance du Christ puisque, en lui, nous avons été créés à l’image de Dieu.
Ces paroles de Dieu, nous les recevons avec joie dans ce temps de rentrée paroissiale.
Le Seigneur embauche et envoie travailler à sa vigne. Ainsi nous pensons à notre vie, à notre vocation, à notre Eglise, au monde, au Royaume de Dieu.
Ici à St-Victor, nous vivons une grande grâce. La basilique elle-même et plus précisément la basilique antique dans les cryptes, nous redisent la réalité. La Bonne Nouvelle est venue
jusqu’à nous portée par une foule de témoins, les martyrs. Nous avons reçu la vie du
Créateur, nous recevons la Bonne Nouvelle de la vie nouvelle donnée dans la résurrection du Sauveur. Dieu prend toujours l’initiative.
Le premier mouvement de notre vie est de reconnaître que toujours la grâce nous prévient, nous devance.
Reconnaître la grâce demande d’être attentif, de nous décentrer de nous-mêmes, d’être disponible pour ce qui surgit, d’être à l’écoute et tout d’abord à l’écoute de la Parole de Dieu.
Ecouter la Parole de Dieu : comment ? Impossible sans nous tenir en présence du
Seigneur. Comment approcher le tout-autre ? C’est lui, aux pensées si élevées au-dessus des nôtres, qui se fait proche. L’Eglise, dans sa grâce et dans la grâce de ses sacrements, libère cette proximité en nous purifiant chacun de nous-mêmes et de nos idoles. Impossible de prendre nos pensées pour Parole de Dieu. C’est ensemble, rassemblés dans la foi que nous écoutons la parole proclamée et que nous l’acclamons comme Parole de Dieu. La vérité, la puissance de cette acclamation, tient à la force de notre attachement personnel au Seigneur qui se donne dans l’Ecriture, dans l’Eglise, dans sa communion et ses sacrements.
C’est Lui que chacun personnellement nous glorifions. C’est Lui que nous servons.
Servir le Seigneur, c’est le louer, proclamer que son nom est grand, qu’il est saint, qu’il trouve sa force et sa grandeur en lui-même et qu’il porte ainsi tout vie. Il donne à chacun sa raison d’être et sa vérité. Il libère, il purifie, il sanctifie par son amour.
L’amour ne peut être reçu que par l’amour et dans l’amour. L’amour du Seigneur a pris chair dans la chair du Christ Jésus, livrée pour nous, élevée sur la croix, rayonnant de la toute-puissance de la gloire du Père, déchirant l’espace de notre monde pour ouvrir tout grand les portes du Royaume.
Servir le Seigneur, c’est ainsi travailler à sa vigne dans le champ du Royaume de Dieu. Le sens, la nature, la puissance et la force de ce service nous les trouvons et les recevons dans la gloire de Jésus le Serviteur.
Dans la communion, il est tout à tous. En nous, qu’il soit tout pour tous. Voici la gloire que nous lui rendons. C’est aussi notre salaire, la gloire qu’il nous donne, sa gloire, la gloire du Père, la vie éternelle.
Ecouter, louer, communier, servir, dans l’humilité, gloire du baptisé. Nul ne peut la lui ravir.
Ph. RAST

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