Dimanche 21 Juin 2015 : 12° Dimanche Ordinaire

Passons sur l’autre rive

Passer sur l’autre rive :
Voici la dynamique de notre vie baptismale.

— recueillir les promesses du Royaume donc les grâces, et les appels de l’année.
— savoir que Jésus nous prend avec lui dans ce passage, pour nous faire témoins et bâtisseurs du Royaume. Connaitre les êtres dans la lumière pascale de la résurrection. Former et marquer nos projets du sceau de cette création nouvelle
— dans cette traversée de la promesse vers la vie, la tempête fait rage mais une chose reste stable, la présence du Seigneur et la communion qui enracine Jésus en Dieu son Père et notre Père. Là notre cœur trouve sa paix, son repos. Pour ces vacances nous reposer, dans la fidélité de Dieu qui peut nous recréer.

Passons sur l’autre rive

Jésus prend à part ses plus proches, quittant les foules nombreuses à qui il vient d’annoncer le Royaume par une belle floraison de paraboles. Sur l’autre rive attendent le possédé habité par une légion de démons, un chef de synagogue dont la petite fille est mourante. Sur le chemin vers cette enfant, s’interpose une vielle dame malade depuis la nuit des temps. La proclamation de la vie dans la lumière du Royaume précède l’affrontement avec le mal qui englue toute notre humanité. Jésus passe sur l’autre rive, il passe de l’annonce et de la promesse à l’action. La promesse est pour tous, l’action est confiée à quelques-uns.
Jésus est coutumier de ces traversées du lac. Après un long enseignement des foules et la multiplication des pains Jésus renvoie les disciples pour une nouvelle traversée. Sur l’autre rive il est de nouveau abordé par des gens qui attendent une guérison. Le cercle s’élargit : une pauvre cananéenne le bouleverse en lui rappelant que les petits chiens ont droit aux miettes du festin.
Dans les deux cas la traversée est houleuse, c’est la tempête. Les apôtres se demandent ce qu’il leur arrive. Ils ont suivi Jésus, ils ont déjà été les témoins des promesses du Royaume et ils vont bientôt en être les artisans. Ils ont embarqué avec Jésus. Ce n’est pas pour couler à pic en pleine nuit.
Du milieu d’une autre tempête, Dieu parle à Job (1° lecture). Pour Job, la tempête est aussi dans son cœur, dans sa chair, dans sa famille décimée, dans sa vie dévastée. Tout le monde s’interroge et interroge Job : « Qu’as-tu fait pour en arriver là ? » Job sait que ni ses pas, ni son esprit ne se sont écartés de la parole de Dieu . Par cette tempête, Dieu interroge Job : « Peux-tu réellement regarder les évènements qui se déchainent contre toi avec le point de vue qui permet de vraiment discerner les choses ? Ton point de vue d’homme et même d’homme juste est-il suffisant ? Tu as parlé vrai sur ton innocence. Je te fais traverser l’épreuve en accueillant dans mes entrailles de Dieu toutes tes protestations et toutes tes questions. » Dieu fidèle à lui-même se révèle en Jésus toujours plus profondément ce Dieu qui traverse l’épreuve en l’accueillant en ses entrailles, en sa chair, en la traversant avec nous, avec toutes nos frayeurs et nos questions.
L’ultime traversée de Jésus le plonge dans notre heure ultime. Nous ne connaissons plus Jésus simplement de manière humaine puisqu’il est ressuscité. Nos proches, mais aussi nos frères en humanité les plus lointains, non plus. Mais dans la lumière de la résurrection de Jésus. Les vivants n’ont plus leur vie centrée sur eux-mêmes mais sur Jésus qui est mort et ressuscité pour eux.
Passer sur l’autre rive :
Voici la dynamique de notre vie baptismale.

— recueillir les promesses du Royaume donc les grâces, et les appels de l’année.
— savoir que Jésus nous prend avec lui dans ce passage, pour nous faire témoins et bâtisseurs du Royaume. Connaitre les êtres dans la lumière pascale de la résurrection. Former et marquer nos projets du sceau de cette création nouvelle
— dans cette traversée de la promesse vers la vie, la tempête fait rage mais une chose reste stable, la présence du Seigneur et la communion qui enracine Jésus en Dieu son Père et notre Père. Là notre cœur trouve sa paix, son repos. Pour ces vacances nous reposer, dans la fidélité de Dieu qui peut nous recréer. Philippe RAST

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