Dimanche 2 aout 2015 : Cassien : Conférence 1 : La balance du changeur

Nous avons aussi parlé de l’emploi des balances pour vérifier le poids ; nous imiterons en cela les changeurs, si nous examinons scrupuleusement tout ce que nous avons la pensée de faire, et si nous le mettons dans la balance de notre coeur, afin de voir si le poids, le mérite de cette action, est conforme à la règle et à la crainte de Dieu, ou s’il est affaibli par l’orgueil et le désir de la nouveauté ; s’il n’est pas rogné, détérioré par la vaine gloire.
Conférence 1 n° 21 et 22

22 (...) Nous avons aussi parlé de l’emploi des balances pour vérifier le poids ; nous imiterons en cela les changeurs, si nous examinons scrupuleusement tout ce que nous avons la pensée de faire, et si nous le mettons dans la balance de notre coeur, afin de voir si le poids, le mérite de cette action, est conforme à la règle et à la crainte de Dieu, ou s’il est affaibli par l’orgueil et le désir de la nouveauté ; s’il n’est pas rogné, détérioré par la vaine gloire. Après avoir tout pesé au poids du sanctuaire, nous accepterons avec empressement ce qui sera conforme aux actes et aux doctrines des prophètes et des apôtres, et nous rejetterons, comme imparfait et dangereux, tout ce qui sera condamné par ce contrôle.

22. Notre prudence doit donc s’appliquer à quatre choses :

  • 1° il faut reconnaître la qualité de l’or, s’il est vrai ou faux ;
  • 2° rejeter les pensées qui ont l’apparence de la pureté , comme ces monnaies trompeuses, qui portent illégalement l’image du prince ;
  • 3° repousser les interprétations coupables et hérétiques que l’on donne à l’or très pur des saintes Écritures , comme à ces pièces qui ont l’empreinte de l’usurpateur, au lieu de celle du roi légitime ;
  • 4° refuser, comme des monnaies défectueuses et trop légères, les désirs et les pensées qui sont altérés par la rouille de la vanité ; et qui ne sont plus conformes à la règle des anciens.

Il faut observer avec soin toutes ces choses, afin de ne pas perdre, comme nous en prévient Notre-Seigneur, nos mérites et le fruit de nos peines.

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