Dimanche 1° Décembre : 1° Dimanche de l’Avent

« Venez, montons à la montagne du Seigneur »

L’appel est lancé pour un départ vers un horizon nouveau. Il s’ouvre à ceux qui cherchent l’essentiel, le fondamental qui donnera sa solidité, sa pérennité à l’existence des hommes. Cette vérité vivifiante ne peut être que le don de Dieu, le don de sa paix et de sa lumière

« Venez, montons à la montagne du Seigneur »

L’appel est lancé pour un départ vers un horizon nouveau. Il s’ouvre à ceux qui cherchent l’essentiel, le fondamental qui donnera sa solidité, sa pérennité à l’existence des hommes. Cette vérité vivifiante ne peut être que le don de Dieu, le don de sa paix et de sa lumière, une lumière qui permet de voir tous les êtres dans le regard du Seigneur et de les accueillir comme il les accueille dans la confiance et l’espérance.
L’initiative du Seigneur, son approche change totalement la donne de la vie des hommes. Désormais ils sont artisans de paix. Des épées, ils forgeront des
charrues et avec les lances, des faucilles. La paix de Dieu est dans leurs mains, la lumière du Seigneur est dans leurs yeux et dans leur cœur. Là est la joie, la force et le secret de leur vie.
Au quotidien, le métier, l’habitation, les relations sociales, la famille, rien ne les distingue de la foule des hommes. Ils vont, ils viennent, ils mènent de grandes affaires et ils assument les affaires courantes. Mais leur cœur, leur esprit, leur âme sont prêts à vibrer à d’autres harmoniques de justice et de grâce. Quand survient le moment ils sont prêts à prendre le large comme le fit Noé au temps du déluge. Ils sont prêts à prendre feu dans la présence du Seigneur.
« L’un est pris, l’autre laissé ». L’espérance de l’un était ancrée dans l’amitié de Dieu. Le centre de gravité de l’autre, bien arrimé ou même bien enlisé dans les certitudes de la sagesse humaine. Apparemment pour l’un comme pour l’autre le temps s’écoulait si imperturbablement que rien n’était prévisible. La vie
pouvait se replier sur elle-même jusqu’à s’étouffer. Mais ce n’était pas la seule possibilité, la vie est faite pour s’ouvrir à l’imprévu de Dieu.
Voici la grâce d’une nouvelle année liturgique, voici la grâce de l’Avent qui
préparer la grâce de Noël. Voici au cœur de la nuit, l’aube qui déjà annonce la lumière.
Dans la fête du Christ Roi, nous nous tenions devant la réalité qu’aucun
moment de l’histoire humaine ne peut être sacralisé au point de l’identifier au Royaume de Dieu. Toujours, le Seigneur veut s’approcher des cœurs.
Aujourd’hui, c’est le temps de l’appel dans la nuit. Avec les bergers autour de la crèche, dans la joie des enfants, nous célébrons cet appel. Il nous relance vers les rendez-vous de la vie. L’imprévu de Dieu est pour nous. L’heure est venue de sortir du sommeil. Revêtons-nous pour le combat de la lumière.
Revêtons le Seigneur Jésus Christ.
La joie de cet appel nous tient dans l’humilité et la paix.
Il retentira avec d’autant plus de clarté.
Philippe RAST

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