Dimanche 18 Mai 2014 5° Dimanche de Pâques

Entrer dans la lumière de la contemplation et l’humble simplicité de l’écoute.
« Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. »
« Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même mais c’est le Père qui demeure en moi. »

Les hommes ont faim, les hommes ont soif.
La vie de notre humanité est en attente, dans un manque d’être qui toujours doit être comblé aussi bien dans notre corps que dans notre cœur, dans notre santé comme dans notre dignité.
Vers qui nous tourner puisque, seuls, nous sommes bien fragiles et limités ? Comment nouer les liens qui tissent la vie ? Dans l’accueil et le partage ? Dans la rivalité et la compétition ? Dans la domination ou l’asservissement ? Dans la peur ou dans l’alliance ? Dans le conflit ou dans la réconciliation ?
L’histoire des hommes n’a de cesse d’explorer toutes ces pistes. A chaque
génération la question du sens de notre vie est reprise à frais nouveaux. Il n’y a de sens que celui que nous donnons nous-mêmes dans l’engagement de notre liberté.

Comme dans le buisson ardent, le Seigneur entend. Le Seigneur vient à la rencontre de cette longue quête. Et son histoire avec les hommes se noue d’abord comme une histoire de libération et de promesse, dans la lignée de celle faite à Abraham.
L’homme s’y trouve engagé dans un long exode, sortie de son univers familier pour aller à la rencontre du don de Dieu, à la rencontre de la vie. Dieu prend le premier l’initiative et vient à la recherche de l’homme. Il l’accompagnera sur la route pour ouvrir son cœur et son esprit. Il le fortifiera : qu’il puisse affronter, porter et vivre l’imprévu de la grâce.
Dieu est fidèle, Dieu va jusqu’au bout. Le Dieu transcendant se fait proche.
En Jésus il se fait l’un de notre humanité.
Alors notre quête de sens, de vérité, de liberté, de vie authentique peut prendre un autre chemin. La voici libérée des doutes de l’introspection pour entrer dans la
lumière de la contemplation et l’humble simplicité de l’écoute.
« Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. »
« Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même mais c’est le Père qui demeure en moi. »
Dans l’humanité de Jésus, nous contemplons le rayonnement de la tendresse du
Père. Nous contemplons comment Jésus se reçoit de l’amour du Père et comment répondant à cet amour, il trouve sa nourriture, sa force et sa joie dans la volonté du Père, une volonté qui se tourne vers les hommes pour qu’ils aient la vie.
Jésus se fait serviteur pour révéler la place unique de chacun dans le cœur du Père. Que chacun alors puisse comprendre et construire sa vie à partir de cet attachement du Père. Et qu’il vérifie cet attachement dans le témoignage de ses frères, eux aussi comme lui, uniques au cœur de Dieu.
Alors à la suite du Christ la vie des hommes peut se faire tout accueil du don de Dieu. Se donnant sans compter ils creuseront en eux l’espace que la grâce peut venir habiter, ferment de vie au cœur de notre vie.
Sacerdoce saint présentant des offrandes spirituelles, ils annonceront les merveilles de celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
En eux la charité ne passera pas.
Sur le chemin à la suite du Christ, dans la vérité du don total, jaillira la plénitude de la vie. Philippe RAST

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