Dimanche 15 septembre

"Il y aura de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit"
C’est la bonne nouvelle de l’Évangile : dans le cœur de ceux qui entourent Dieu il y a de la joie car d’abord il y a de la joie dans le cœur de Dieu.

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit
Il y aura de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit
C’est la bonne nouvelle de l’Évangile : dans le cœur de ceux qui entourent Dieu il y a de la joie car d’abord il y a de la joie dans le cœur de Dieu. L’Évangile de ce dimanche nous rejoint et nous apaise. Il vient bien en contraste des mots que nous avons entendu dimanche dernier dans la bouche de Jésus : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut pas être mon disciple. » Mais c’est une première impression. La parabole des deux fils nous confirme bien la cohérence des propos de Jésus. Le fils ainé est profondément scandalisé de la fête organisée sans délai, dans une joie délirante à ses yeux, pour son vaurien de frère qui a d’abord symboliquement tué son père en demandant son héritage et qui a achevé son forfait en dilapidant cet héritage. Devant une telle joie dans le cœur du Père, la vie de ce fils ainé perd tout son sens. Intérieurement il est bien crucifié. Et il refuse fermement cette croix. Du coup, nous le savons, c’est le drame. Il reste totalement étranger à l’évènement qui est le cœur de l’Évangile, la vie que Dieu veut pour nous. Cette vie que Dieu veut pour nous triomphe, promesse du matin de Pâques, promesse de résurrection. Le frère était mort, il est vivant. La joie de l’entourage de Dieu est bien réaliste, joie de la résurrection, joie qui passe par la croix, joie qui traverse nos ténèbres pour les déchirer, joie qui veut se saisir du poids de nos vies pour le porter au-delà de toute gravitation terrestre dans la grâce.
Cet Évangile nous met devant notre vocation de fils et de filles de Dieu. Notre cœur est tissé à la ressemblance de celui de Dieu. Nous sommes faits pour connaitre la joie de Dieu. La chose parait simple mais elle a ses exigences qui nous défont de nous-mêmes. Nous lamenter sur l’éternel désordre, sur l’imperfection du monde, sur les inévitables effets pervers de toute décision certes nous tient en éveil et nous garde du ridicule de la joie béate et un peu niaise de doux illuminés. La vie est grave et sérieuse. Mais aussi quel confort dans cette attitude critique. Elle nous permet de camper, imperturbables au-dessus des remous du monde, sur l’olympe de la sagesse humaine, sans nous risquer à quelque confrontation avec les évènements. La sagesse de Dieu est beaucoup plus folle. C’est la folie de la croix, la folie du pardon et la folie de la résurrection. La joie de Dieu nous appelle à descendre de notre superbe pour entrer dans l’humilité des fils de Dieu. Ils savent qu’ils ne sont rien. Ils savent dans leur chair qu’ils sont des fils prodigues. Ils sont totalement inexcusables, franchement impardonnables mais ils sont vrais. Ils sont à découvert devant Dieu.
En ce début d’année cet évangile est rafraichissant et nous pose une question cruciale : sommes-nous faits pour la joie ? La question parait saugrenue mais vaut la peine d’être posée : sans joie pas de vie, sans joie pas de création, sans joie pas de folie, sans joie pas de résurrection. Un appel simple donc pour cette année : entrer dans la joie de Dieu, au cœur de Dieu, avec un cœur de converti à sa ressemblance.

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