Dimanche 14 Décembre 2014

Dieu console son peuple, Dieu proclame une année de bienfait, Dieu va faire toutes choses nouvelles. Cette bonne nouvelle est une joie immense.
N’éteignez pas l’Esprit, ne l’attristez pas. Discernez donc : choisissez ce qui est la promesse de la vie. En vous et autour de vous faites œuvre de justice pour accueillir la justice que le Seigneur Dieu fera germer devant toutes les nations

Redressez le chemin du Seigneur.
Préparez sa route. Tracez droits ses sentiers.
Nous entendons encore la voix du Baptiste dans le désert, aux carrefours de l’Alliance. Elle prend le relais du prophète Isaïe. Dieu console son peuple, Dieu proclame une année de bienfait, Dieu va faire toutes choses nouvelles. Cette bonne nouvelle est une joie immense. Elle transporte une foule de gens simples qui comprennent d’abord avec leur cœur, tout l’éclat de l’amour du Seigneur.
Même si la nuit des épreuves, les déchirures de leur cœur, leur indignité, leur situation ou leur métier réputés impurs, ou encore leur naissance lointaine hors de la famille et du peuple de Dieu, si tout se ligue pour les tenir au loin, à l’écart, ils savent au plus profond d’eux-mêmes que la lumière brule comme un feu dans le cœur de Dieu, un feu qui va bruler toutes les scories de leur existence. La passion de Dieu brule pour eux, ils le savent. Alors ils se massent autour du Baptiste. Leur attente, et leur désir font signe et interrogent.
Qui est le Baptiste ?
Sa venue libère dans les cœurs une joie, une vérité que nul homme ne peut donner. De toute évidence il est un témoin. L’évangéliste Jean résume :
cet homme n’était pas la lumière mais il était là pour rendre témoignages à la lumière. Fidèlement le Baptiste renvoie à celui qui vient et qui déjà se tient tout proche. Sa lumière éclaire déjà ceux qui cherchent. Leur joie est lumière.
Cette joie et cette lumière sont grâces de la vie, précieuses et fragiles, aux confins du désert, à la croisée des chemins.
Ces grâces de lumière et de joie nous mobilisent. Paul relance l’appel :
Frères soyez toujours dans la joie, rendez grâce, c’est la volonté de Dieu.
La joie n’a jamais rien de forcé. Si elle était forcée nous sentirions bien, et les autres autour de nous encore plus, qu’elle sonne faux et qu’elle n’a pas de force pour porter la vie. La joie n’a donc rien de forcé. Elle est le fruit du don que Dieu nous fait, elle est le signe de l’accueil que nous lui accordons. Dieu se remet entre nos mains. Il veut faire sa demeure en nous.
Paul est très clair : n’éteignez pas l’Esprit, ne l’attristez pas. Discernez donc : choisissez ce qui est la promesse de la vie. En vous et autour de vous
faites œuvre de justice pour accueillir la justice que le Seigneur Dieu fera germer devant toutes les nations. Cette justice est le vêtement du salut dont le Seigneur drape ses élus. C’est sa gloire, rayonnement et puissance de la vie, manifestée dans toute sa plénitude en Jésus.
Désirez la joie, c’est être bien vivant. Chercher la justice c’est bien gouter la joie du don de Dieu. Choisissons la vie, la lumière, la Joie du Seigneur.
Philippe RAST

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