Dimanche 11 mai 2014 4° Dimanche de Pâques

Les brebis en ont une intuition certaine.
Les brebis écoutent la voix du berger.
Quand il a conduit dehors toutes les brebis il marche à leur tête
et elles le suivent car elles connaissent sa voix.
Nous rendons grâces au Seigneur pour ce mystère de sa voix.
La voix du Seigneur c’est sa présence toute proche.

Depuis toujours les chrétiens ont aimé contempler en Jésus la figure du Bon Pasteur. Les premières images de Jésus, avant même la croix,
le représentent portant sur ses épaules une brebis qui a dû se perdre.
Sans le Bon Berger elle chancèlerait sur ses pattes jusqu’à l’épuisement complet, hors de tout repère.
Les chrétiens aiment reconnaître en Jésus le Bon Pasteur qui incarne la tendresse,
la miséricorde, la fidélité et la compassion de Dieu. Auprès de lui la prière des
psaumes s’accomplit. Nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau gardé par sa main Ps94-7 ; Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien Ps 22

Auprès du Bon Berger nous apprenons comment nous tenir auprès du Seigneur et comment lui agit pour nous. Il veut nous donner la vie, la vie en abondance, une vie qu’il va libérer de tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, obscurcit son horizon ou même étouffe ses forces.

Notre vie est un passage vers une promesse. Le passage est risqué tout d’abord parce que les brebis ne le distinguent pas, ne le discernent pas. Leur univers est très restreint et leur jugement bien infirme. Le passage aussi est risqué parce qu’elles sont, malgré elles, exposées à l’absurdité et au mystère du mal (le voleur, le mercenaire en sont les figures) et que, tragiquement, elles succombent. Le Bon Berger s’interpose, s’expose. C’est lui qui se fait leur défenseur en fixant sur lui le mal qui se déchaîne sur elles. Et sur la croix, le Bon Pasteur va au bout de sa vie et de sa vérité.

Alors, humblement, nous entrons dans l’action de grâces. Nous choisissons à qui nous donnons notre confiance dans une dépendance qui nous grandit. Nous savons à qui nous donnons notre liberté. Quand, humblement, nous la lui offrons, il nous en revêt de nouveau, encore plus resplendissante parce qu’il l’a plongée et purifiée dans la puissance de son amour victorieux.

Les brebis en ont une intuition certaine. Les brebis écoutent la voix du berger. Quand il a conduit dehors toutes les brebis il marche à leur tête et elles le suivent car elles connaissent sa voix.
Nous rendons grâces au Seigneur pour ce mystère de sa voix. La voix du Seigneur c’est sa présence toute proche. C’est bien au ton de sa voix que Marie Madeleine reconnait Jésus ressuscité qui l’appelle, qui lui manifeste sa tendresse et son
attachement, qui la choisit pour être témoin devant les apôtres d’un nouveau départ de Jésus : il monte vers son Père et notre Père. La voix de Jésus tient son timbre de son corps et de sa chair tout en même temps que de son souffle. Elle touche les cœurs pour les accueillir dans la communion. Mais aussi dans la tempête apaisée, elle s’impose à la création pour la recréer. Elle est bien unique dans notre humanité, dans l’humanité de Jésus qui se donne à nous et ainsi nous sauve.
Nous rendons grâces : la voix du ressuscité a relevé Marie Madeleine en pleurs ;
la voix du ressuscité nous guide au sentier de la vie.
Fais-moi reconnaître ta voix, Seigneur. C’est notre prière aujourd’hui qui poursuit la prière du cantique.
Donne-nous, Seigneur, des témoins qui nous fassent entendre ta voix.
Donne-nous des pasteurs. Philippe RAST

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