Dieu n’est pas caché

Viens, Toi devenu Toi-même en moi désir,
qui m’as fait te désirer, Toi l’absolument inaccessible !
Je te rends grâces d’être pour moi devenu Lumière sans couchant,
Soleil sans déclin, car Tu n’as pas où te cacher,
Toi qui de ta gloire, emplis l’univers !
Non, jamais à personne Tu ne t’es caché,

mais c’est nous qui toujours nous cachons de Toi, en refusant d’aller à Toi.

Mais où donc te cacherais-Tu,

Toi qui nulle part ne trouves le lieu de ton repos (Ac 7, 49) ?
Pourquoi te cacherais-Tu, Toi qui ne te détournes pas d’un seul entre les êtres,

qui n’en repousses pas un seul ?

Viens donc, ô Maître, aujourd’hui dresse en moi ta tente ; fais ta maison et
demeure continuellement, inséparablement, jusqu’au bout, en moi.
Garde-moi à l’intérieur, debout pour toujours,
inébranlable, dans ta demeure en moi :

Qu’en te voyant perpétuellement, moi, le mort, je vive ( Lc 15, 25) ;
Qu’en te possédant, moi le pauvre, je sois toujours riche,

et riche par-dessus tous les rois ;
Qu’en te mangeant et te buvant,
en me vêtant à chaque instant de Toi,
j’aille de délices en délices en d’inexprimables biens,

car c’est Toi qui es tout Bien.

Saint Syméon (t 1024), surnommé le « Théologien »
à l’instar de,

Jean l’évangéliste, fut moine et abbé à Constantinople.

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